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Il se mutile le bras pour tenter de se faire la belle, un détenu libérable en 2020 alourdit sa peine

Mis à jour le 04/10/2017 à 09:02 Publié le 04/10/2017 à 09:02
Les urgences de l’hôpital Pasteur.

Les urgences de l’hôpital Pasteur. Photo C.D.

Il se mutile le bras pour tenter de se faire la belle, un détenu libérable en 2020 alourdit sa peine

Il était libérable en août 2020. Nourredine Arfi, 22 ans, né à Antibes, a tenté de se faire la belle dimanche dernier, aux urgences de l’hôpital Pasteur après avoir pris un surveillant de prison en otage.

 Il a écopé ce mardi soir de trois ans pour cette tentative au cours de laquelle il a blessé une surveillante de la pénitentiaire. On a frôlé le pire.

À la question de la présidente, Laurie Duca, qui lui demande la raison de cette tentative, il répond froidement: "J’ai fait ce que j’avais à faire."

Pas l’ombre d’un remords. Le gaillard, barbu, épaules solides, tenue de foot, est déjà doté d’un sérieux casier: à trois reprises, prison ferme pour vols en réunion, vols avec arme, recel, association de malfaiteurs.

Dimanche matin, peu avant 9 heures, il s’est d’abord entaillé l’avant-bras avec un rasoir, pour pouvoir bénéficier d’un transport depuis la maison d’arrêt de Nice vers les urgences de l’hôpital Pasteur. Une blessure sérieuse.

"Vous aviez donc élaboré votre projet d'évasion", interroge Laurie Duca. - "Oui."

Un couteau de 19 centimètres

Sur lui, il avait réussi à cacher un couteau à lame céramique de 19 centimètres, un téléphone minuscule comme ceux qui circulent en prison, et de la vaseline.
A la barre Nourredine Arfi ne fait pas de difficultés pour expliquer.

"La vaseline, c’était pour me débarrasser des menottes, le couteau pour tenir les autres à distance, le téléphone pour appeler un taxi."

Le coup du taxi, la présidente n’y croit pas trop.

"Ce n’était pas plutôt pour un ami, de la famille?" Il ne répond pas.

Après avoir réussi à éloigner une surveillante en demandant une fiole de glucose, le détenu, qui venait d’être soigné dans un box des urgences, a soudain bondi, prenant un gardien en otage.

Il est alors entravé par les chevilles, mais il le saisit par le cou.

"Je n’ai pas compris comment il avait réussi à se débarrasser des menottes qu’il avait à un poignet, l’autre étant resté libre pour les soins", a témoigné ce mardi l’un des surveillants devant le tribunal.

Une bagarre avec les trois gardiens s’engage, la mêlée se termine dans le couloir, la chef d’escorte prend le couteau dans la cuisse. Il est interpellé. C’était la troisième tentative d’évasion depuis janvier.

Lundi, les surveillants de la maison d’arrêt de Nice avaient crié leur colère, en débrayant matinalement. Ce mardi, à la barre, ils ont redit leur amour viscéral du métier, mais leur ras-le-bol face à l’insuffisance de moyens et aux risques permanents qui en découlent.

Les hommes et femmes de la pénitentiaire ne sont pas armés, ils n’ont que leurs mains pour se défendre.

Ce qu’a regretté le procureur de la République.Nourredine Arfi a été condamné à trois ans ferme. Il sera transféré dans une autre prison.

Mais il lui faudra désormais envisager une autre date de sortie que 2020. 


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