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Follement amoureuse de son ex-mari, elle brave son interdiction de séjour trois fois en un mois pour le récupérer

Mis à jour le 21/07/2018 à 16:31 Publié le 21/07/2018 à 16:31
Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco

Le tribunal de Monaco.Illustration Palais de Justice de Monaco Photo Michaël Alesi

Follement amoureuse de son ex-mari, elle brave son interdiction de séjour trois fois en un mois pour le récupérer

Est-ce une personne sous influence? L'Estonienne qui a comparu, menottée, pour la troisième fois en un mois à l'audience de flagrance, a déjà été arrêtée quatre fois pour infraction à mesure de refoulement. Les condamnations ont logiquement progressé: de la prison avec sursis, en guise d'avertissement, à plus d'une dizaine de jours de détention, seul moyen de coercition pour la justice afin de déclencher la compréhension délictuelle. Inutile jusqu'à ce jour!

La détenue semble complètement possédée par une volonté de retour - pourtant impossible - à la vie commune avec son compagnon monégasque. Enlisée dans cette relation interpsychologique aliénante, cette femme de 36 ans ne peut accepter la rupture sentimentale.

Elle est prête à tout pour prolonger son histoire d'amour! Jusqu'à braver les interdits. Sans profession ni domicile fixe, elle vit, aujourd'hui, des maigres subsides envoyés par sa famille et complétés par des âmes généreuses.

Clochardisée, elle dort sur des bancs publics dans la rue! Pour se vêtir, elle glane quelques oripeaux au sein d'associations caritatives. Manger? Sa silhouette diaphane démontre plus d'un repas sauté…

"On va cesser d'être indulgent"

Dans le box, la prévenue, encore moins apprêtée que d'habitude, clame sa soif de son homme dont elle est encore éperdument attachée. Elle avoue, avec son accent slave, son incapacité de se dégager d'un tel pouvoir d'attirance.

Pas question d'envisager d'élucider ce qui pourrait être de l'inconscience… Car elle ne comprend pas cette ténacité à la repousser, à l'éloigner… "J'avais comme la tête qui tournait… Chez lui, je me sens chez moi…"

Le président Florestan Bellinzona a l'impression à chaque fois d'entendre la même histoire, les mêmes difficultés, de se heurter aux mêmes résistances. "Vous devriez faire quelque chose! Vendredi matin, les policiers vous ont retrouvée dans l'immeuble de votre ancien conjoint, avenue Hector-Otto, après avoir passé la nuit sur un banc public de Beausoleil avec votre chien. Jusqu'à présent nous avons pris des mesures clémentes. Mais si vous continuez encore, on va cesser d'être indulgent. Vous ne deviez pas retourner en Estonie?"

Les démarches afin d'obtenir les documents nécessaires à son « rapatriement » sont à effectuer au consulat dans la cité phocéenne. "Je n'ai pas suffisamment d'argent, estime la coupable, pour aller à Marseille…"

"Une force intérieure me poussait"

Quant à son retour en principauté, il ne résulte d'aucune problématique perverse. "J'ai pensé au tribunal et aux propos tenus: je ne devais pas revenir… Mais une force intérieure me poussait… »

La réaction du premier substitut Cyrielle Colle pourrait apparaître mesurée. "La précédente condamnation était de quinze jours de prison. Cette fois-ci prévoyait un mois ! Pendant son incarcération, cette femme aura ainsi tout le temps de penser à son retour en Estonie."

Le tribunal ramènera la peine réclamée par le ministère public à huit jours de prison ferme, cumulés avec la révocation des cinq jours avec sursis de la précédente audience.


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