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Du sursis pour le militaire ivre qui avait dévasté une terrasse à Monaco

Mis à jour le 04/07/2017 à 12:29 Publié le 04/07/2017 à 12:27
Aucune victime n'était à déplorer.

Aucune victime n'était à déplorer. Photo DR

Du sursis pour le militaire ivre qui avait dévasté une terrasse à Monaco

Le militaire britannique avait pulvérisé, à bord d'un véhicule volé, la terrasse du restaurant chinois Song Qi à Monaco, samedi dernier sans, par miracle, faire de blessés. Le prévenu a été condamné à un an de prison avec sursis.

Il faut sauver le soldat Chad ! Sommation pourtant hasardeuse de la défense dans son honorable combat pour éviter l'anathématisation du militaire de carrière âgé de vingt-cinq ans. Ce même fantassin britannique qui a comparu, menotté, vendredi, devant le tribunal correctionnel. Ivre, il avait dévasté la terrasse du restaurant Song Qi - au 7, avenue Princesse-Grace, le samedi 24 juin, vers 6 heures, au volant d'un véhicule volé.

Amnésie complète et risque de disgrâce

Dans la salle d'audience, l'avocat Thomas Brezzo bataille, argumente, sort les armes les plus convaincantes du Droit pour rejeter au possible la peine de prison ferme. L'incarcération, en effet, entraînerait de facto la radiation de son client des forces armées du Royaume-Uni. Une sanction confirmée par un représentant de l'armée britannique présent à l'audience. La disgrâce, avec tout ce qu'une déchéance encourue comporte de dégradant ! Les mots du plaideur auront-ils toutefois un pouvoir effectif sur des juges ? D'autant que le prévenu ne semble pas coopératif aux interrogations du président Florestan Bellinzona. Il ne se souvient de rien. Son taux d'alcoolémie de 1,09 mg par litre d'air expiré, soit le double dans le sang, aurait provoqué une amnésie complète.

Alors, le magistrat décrit la scène. "Tôt le matin, vous sortez d'un établissement de nuit au Larvotto. Vous trouvez un utilitaire Renault d'un livreur qui approvisionne la boulangerie de L'Estoril. Comme il y a les clés sur le contact, vous montez dedans et vous démarrez. Vous n'irez pas très loin. Vous perdez le contrôle du véhicule quelques mètres plus loin et vous pulvérisez la terrasse du restaurant Song Qi. Des éléments sont projetés sur une voiture du concessionnaire Rolls-Royce à côté…"

"Jusqu'à propager la rumeur d'un attentat"

La camionnette s'arrêtera une dizaine de mètres plus loin. Le chauffard prendra la fuite en se déshabillant. Il courra en caleçon vers le Ni Box. Grâce aux indications d'un employé de la SMA, les policiers interpelleront le fuyard sur le toit… Conduit à la Sûreté publique, ce personnage alcoolisé refusera de répondre aux questions sur les faits. On saura juste qu'il est venu en Principauté pour faire la fête avec ses deux frères et qu'il a fréquenté de nombreux débits de boissons…

Pour chiffrer les dégâts, les parties civiles et Me Patricia Rey détaillent une litanie de sommes totalisant 10.895 euros pour le concessionnaire Rolls-Royce ; 83.160 euros pour le restaurant Song Qi ; 75.000 euros pour la boulangerie Costa ! C'est le prix de cet accident spectaculaire qui a mis en émoi la Principauté.

"Jusqu'à propager la rumeur d'un attentat, atteste le procureur Alexia Brianti. Heureusement, le samedi, à 6 heures, il n'y a pas grand monde dans les rues. Quel drame aurait pu se produire sur la terrasse ! Dès lors, devant un tel accident, je doute de son absence de mémoire."

Bientôt présenté devant un tribunal militaire

Après avoir rappelé les sanctions et conséquences gravissimes annoncées par le Major à la barre, la représentante du Parquet général ne trouve aucune circonstance atténuante pour le prévenu.

"Elles sont plutôt aggravantes et ce militaire n'a pas l'air d'en mesurer les conséquences." Trois mois et demi de prison ferme et 45 euros d'amende seront requis.

La défense, calmement, demande de la compréhension pour que la peine soit adaptée.

"Mon client n'est pas un délinquant. Il s'est engagé dans le Ier Bataillon d'infanterie depuis 2010. Il a été envoyé au Kenya, puis en Irak pour combattre le groupe Etat islamique (EI). Aujourd'hui, il risque la double peine. Il perdra tout : sa carrière, sa retraite… Tenez compte de son comportement par le passé. Faites preuve de clémence en prononçant du sursis. Quant aux plaignants, leurs préjudices sont exagérés. Les sommes seront réglées par les assurances…"

Un sentiment d'humanité a plané dans le prétoire quand les juges ont condamné le prévenu à douze mois et quinze jours de prison avec sursis, plus 45 euros d'amende, et renvoyé les parties civiles à l'audience du 22 septembre pour fixer les indemnisations. Libre, le militaire a été ramené dans l'après-midi en Grande-Bretagne où il comparaîtra devant un tribunal militaire cette fois.


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