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Arrêté anti-poids lourds dans la Roya: le tribunal administratif statuera d'ici ce jeudi

Mis à jour le 08/11/2017 à 08:14 Publié le 08/11/2017 à 08:10
En soutien aux cinq maires de la Roya, de nombreux élus - issus de divers bords politiques - étaient présents pour assister à l'audience du tribunal administratif.

En soutien aux cinq maires de la Roya, de nombreux élus - issus de divers bords politiques - étaient présents pour assister à l'audience du tribunal administratif. Cyril Dodergny

Arrêté anti-poids lourds dans la Roya: le tribunal administratif statuera d'ici ce jeudi

Les cinq élus de la vallée étaient assignés au tribunal administratif de Nice pour défendre leur arrêté anti-poids lourds pris le 1er septembre. Retour à la case départ pour deux d'entre eux.

Cinq maires non loin de la barre. Au nom d'habitants qui en ont marre.

Les premiers magistrats de la Roya étaient convoqués au tribunal administratif de Nice, ce mercredi, après que le préfet des Alpes-Maritimes a demandé la suspension de leur arrêté anti poids lourds - interdisant aux camions de plus de 19 tonnes de traverser leurs communes.

Une redite pour deux d'entre eux - le Fontanais Philippe Oudot et le Breillois André Ipert - appelés à défendre une première mouture de l'arrêté durant l'été. Une nouveauté pour les trois autres, qui assument avoir (en partie) pris une telle mesure par solidarité. Et solidaires, les habitants de la vallée l'ont également été.

Venant par centaines témoigner de leur soutien lors de l'audience. Et assister ainsi à une guerre des chiffres… et de priorités. D'un côté : la défense des intérêts de la Roya. De l'autre, la défense d'intérêts économiques, pourrait-on schématiser.

Route dangereuse

"Tout le monde s'accorde sur une chose: la circulation sur cette route est dangereuse", amorce l'avocat des cinq communes, Me Joël Blumenkranz. Ajoutant que rien ne saurait prévaloir sur la sécurité publique et l'intérêt général. Pas même la liberté de commercer. D'autant, avance-t-il, que l'interdiction de circuler pour les routiers n'est "pas générale et absolue". Et la solution, selon lui, est toute trouvée: l'autoroute.

S'appuyant sur un rapport rédigé par la gendarmerie, il assure que le trajet Vintimille-Cuneo se fait en 2 h 03 par la Roya. En 2 h 42 en passant par l'autoroute… tout en assurant la sécurité des routiers eux-mêmes.

De son côté, l'avocat des vingt et un transporteurs italiens, Sylvain Salles, se veut des plus pragmatiques. Désireux de se débarrasser de "l'émotion" que cristallise le sujet. "Il y a un problème sur la route en tant que telle. Mais pas sur les poids lourds, avance-t-il, mentionnant des chiffres de la société italienne des routes, l'Anas. Selon laquelle la fréquence de tels camions sur la RD6204 serait de… quatre par jour. Fou rire dans la salle. L'avocat reprend.  La déviation par l'autoroute n'est pas un contournement autour de l'agglomération. Elle représente 64 % de plus en kilomètres ! C'est une atteinte sévère au transport."

Une défense pas tellement éloignée de celle de la préfecture

"Il s'agit d'un dossier où les motivations sont absentes. Il n'y a pas d'éléments techniques concernant les risques. Pas d'éléments qui témoignent d'accidents de poids lourds graves. Mais la liberté de circulation, elle, est gravement entravée", expose-t-on. Précisant que les communes de Saorge et de La Brigue n'avaient pas à prendre cet arrêté - dans la mesure où elles ne sont pas traversées par la route concernée.

Au grand étonnement du juge, le syndicat national des transporteurs routiers dans le département est également représenté. En vue de donner raison aux maires.

"Le président a envoyé une lettre au préfet dans laquelle il affirme que des poids lourds sur cette route représentent un véritable danger", souligne maître Eric Borghini. Délivrant ses propres chiffres. "Le trajet par l'autoroute coûte 78 euros de plus. Soit 0,09 euro par paquet de ciment!"

Et de conclure que les maires se sont simplement montrés responsables. Au terme de l'audience, André Ipert, l'édile de Breil, exprime son "regret que le préfet n'ait pas été de [notre] côté. Le premier arrêté a été suspendu au motif que nous n'étions que deux. Maintenant on nous dit que nous sommes deux de trop!", ironise-t-il.

Ne reste plus qu'à entendre l'avis du juge. Qui rendra son ordonnance dans moins de deux jours.


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