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Alcoolisé, il maltraitait régulièrement sa femme et écope d'un an de prison ferme

Mis à jour le 29/05/2017 à 14:21 Publié le 29/05/2017 à 14:16

Alcoolisé, il maltraitait régulièrement sa femme et écope d'un an de prison ferme

Un Marocain, sans profession, a comparu menotté pour avoir maltraité vertement sa jeune épouse monégasque alors qu'il était ivre. Le prévenu écope de douze mois de prison ferme.

Encore un problème de couple dans le brouillard à cause de la boisson… Avec ses dommages collatéraux de la colère à outrance! Dispute, crise, coups, blessures, associées à la rage et à la violence sous l'effet de l'alcool, ont conduit un Marocain de trente-deux ans, menotté, devant le tribunal correctionnel, pour avoir maltraité vertement son épouse.

Marié à une jeune Monégasque depuis le mois d'avril 2016, cet homme sans profession a été condamné à une peine de douze mois de prison ferme.

Les "corrections étaient récurrentes"

Une telle sévérité s'explique sans doute par la gravité des actes commis par le prévenu dans le courant de ce mois. Même si la victime n'a bénéficié d'aucun jour d'ITT la première fois, le 3 mai, après avoir reçu gifles et coups de poing. Mais la seconde fois, le 23, au-delà des reproches, les insultes, frappes du pied au ventre et claques retentissantes ont littéralement plu sur la conjointe, avec de nombreux traumatismes, lésions, ecchymoses constatés.

En feuilletant le dossier, le président Florestan Bellinzona note que les "corrections" étaient récurrentes. "Les policiers sont intervenus onze fois à votre domicile de l'avenue Pasteur, à la demande de votre épouse qui n'a jamais osé vous inquiéter. Mais quand elle s'est enfin décidée à porter plainte, vous avez été entendu à la Sûreté publique. Vous contestiez avoir porté la main sur votre femme. Vous disiez qu'elle était tombée. C'est toujours le cas à cette audience?"

La contrition de l'auteur des faits ne semble qu'apparences. "Ce qu'elle décrit, c'est peut-être vrai… Mais c'est sous l'effet de l'alcool. Nous avions bu deux bouteilles de vin, et je suis allé en prendre deux autres… J'étais très énervé!" 

Remarque du magistrat: "Votre épouse s'est prise en photo avec son smartphone. Elle avait les yeux au beurre noir et il y avait des traces de lutte dans la pièce. Quand les policiers vous ont sorti de force, vous avez défoncé la porte…" Le prévenu ne s'en souvient pas… "Ce n'était pas le cas à la Sûreté publique! renchérit le président. Ici, au tribunal, c'est l'amnésie! Et vos problèmes d'alcool? Vous aviez un taux de 1,07 mg/l…"

Quelques commentaires superficiels suivent: "J'ai vu un psychologue. Il m'a donné des cachets… Il n'y a pas que moi de violent… Quand je travaille, je ne m'emporte pas. Mais j'ai un gros problème avec l'alcool… Après trois semaines passées en Suisse, on s'est expliqué. On a décidé de tourner la page…"

Cela n'aura pas tenu longtemps pour le juge. "C'est à votre retour que Madame s'est mise à boire… Et aujourd'hui que faites-vous?" Réponse simple: "Voilà deux mois que je ne travaille plus à cause de l'événement au restaurant Pulcinella."

"Une femme meurt tous les trois jours sous les coups"

Après un rappel de l'affaire, le procureur général adjoint Hervé Poinot espère que le prévenu "s'est posé des questions pendant les trois jours de geôle. Violences, séquestration, bastonnade, dénégations, moitiés d'aveux, cet homme encourt dix ans de prison pour les faits reprochés. Une femme meurt tous les trois jours sous les coups de ses tortionnaires. Vous ne devez pas accepter pareil comportement en Principauté. Son épouse ne veut plus le voir. Elle demande qu'il ne revienne jamais au domicile conjugal. Condamnez-le à dix-huit mois ferme."

Tâche difficile pour la défense. Néanmoins, l'avocat Thomas Brezzo envisage une sorte de lien homéostatique entre les deux sujets. "Vivre ensemble à Monaco est encore compliqué pour mon client. La culture, la langue, les comportements, les mœurs, les usages sont si différents pour lui. Sans oublier la boisson. C'est un couple en danger car Madame parle de suicide ou de cacher un couteau dans sa chambre pour se défendre. Leurs disputes deviennent des querelles d'ivrognes. L'incarcération ne sera pas une solution. Une liberté d'épreuve lourde avec une peine assortie du sursis seraient préférables. Son incarcération terminée, il ne sera pas guéri…"

Le tribunal optera pour une peine de douze mois ferme, avec interdiction d'entrer en contact avec la victime pendant deux ans. L'avocat réfléchit à un éventuel appel.


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