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Prison ferme pour avoir battu sa compagne qui avait refusé de faire l'amour

Mis à jour le 19/11/2015 à 08:37 Publié le 19/11/2015 à 08:36
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Michaël Alesi

Prison ferme pour avoir battu sa compagne qui avait refusé de faire l'amour

Refusant de céder à ses faveurs, un ressortissant russe avait battu sa compagne qui lui avait valu 4 jours d'ITT. Après avoir mis l'affaire en délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu.

Le tribunal correctionnel, après avoir mis l'affaire en délibéré, vient de condamner un ressortissant russe résidant en Principauté à quinze jours de prison ferme et 1 000 € d'amende. Rappelons que ce dénommé Igor, entrepreneur, avait frappé sauvagement sa compagne parce qu'elle avait refusé de faire l'amour.

La déposition de la victime, absente à l'audience par peur de se retrouver à nouveau face à son tortionnaire, avait d'ailleurs stupéfait et ému l'ensemble des magistrats.

>>RELIRE. Pour avoir refusé de faire l'amour, il bat sa compagne à Monaco

"Il m'a saisie et cogné la tête sur le sol"

Elle avait déclaré aux policiers avoir été insultée, menacée, puis jetée à terre et battue: "Il m'a saisie par les cheveux et cogné la tête sur le sol parce que j'avais refusé de céder à ses pulsions sexuelles… Alors, il m'a confisqué le portable et coupé le courant. Puis, il a monté le store et sorti la porte de ses gonds. C'est un violent…"

"Je ne bats pas mes compagnes"

À la barre, le prévenu était resté impassible. Ni compassion ni regrets. Il était même très calme et niait tout simplement ce que lui reprochait son ex-petite amie, quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle l'interrogeait. Tout était inventé ! Même l'ITT de quatre jours prescrite par le CHPG à la jeune femme.

La seule explication: "Comme on avait décidé de se séparer, je ne voulais pas la laisser dans l'appartement. Et je ne bats jamais mes compagnes…"

"Ma cliente n'a tout de même pas inventé ses lésions"

Me Yann Lajoux, représentant la partie civile, réagissait aussitôt: "Ma cliente n'a tout de même pas inventé ses lésions. Nous demandons 5.000 € pour le préjudice."

S'il était question de la parole de l'un contre celle de l'autre dans une scène qui se passe à huis clos, le ministère public réclamait cependant cinq jours de prison ferme.

Me Christophe Ballerio basait sa défense sur les déclarations constantes de son client, sans aucun antécédent judiciaire et une victime absente à l'audience…

Le tribunal n'en tiendra pas compte.


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