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L'affaire "mains propres" autour de la luxueuse tour Odéon de Monaco, jugée à partir de ce lundi

Mis à jour le 27/11/2016 à 05:01 Publié le 28/11/2016 à 07:11
La tour Odéon domine la Principauté.

La tour Odéon domine la Principauté. Photo N-M

L'affaire "mains propres" autour de la luxueuse tour Odéon de Monaco, jugée à partir de ce lundi

Le procès de l'une des plus retentissantes affaires politico-financières ayant secoué la Côte d'Azur s'ouvre ce lundi matin à Marseille

Il est à peine plus de cinq heures du matin, ce 24 novembre 2009, lorsqu'une caravane de voitures banalisées franchit le lourd portail du commissariat Auvare, à Nice. Après deux ans d'investigations menées dans le plus grand secret, les enquêteurs de la police judiciaire et du GIR viennent de passer à l'action. Depuis lors, il aura fallu sept longues années supplémentaires à la justice pour boucler enfin l'affaire « mains propres ».

C'est ainsi qu'a été baptisé ce tentaculaire dossier politico-financier sur lequel va se pencher, à partir de demain, le tribunal correctionnel de Marseille.

L'audience doit durer deux semaines. Le temps nécessaire pour permettre aux onze prévenus de s'expliquer sur les faits de « corruption », de « blanchiment » ou encore de « fraude fiscale » qui leur sont reprochés.

Parmi eux figurent les promoteurs monégasques de la plus haute tour de la principauté, Claudio et Paolo Marzocco, le maire de Beausoleil, Gérard Spinelli, l'épouse et l'une des filles de feu le sénateur-maire de Saint-Jean-Cap-Ferrat, René Vestri, ainsi que des entrepreneurs azuréens ayant pignon sur rue, tel que Ange-Roméo Alberti. Cet Italo-Monégasque, surnommé « Lino », est au cœur de ce vaste dossier qui comporte plusieurs chapitres.

Le plus haut building de la Principauté

Le premier volet judiciaire s'intéresse à la construction de la tour Odéon, le plus haut building de la Principauté avec ses 49 étages et ses 170 mètres de haut. De quoi faire de l'ombre à Beausoleil, la petite commune voisine de ce programme immobilier 100 % monégasque. Son maire aurait touché des pots-de-vin pour ne pas entraver le chantier, qui s'est finalement achevé en avril 2015.

C'est en tout cas la thèse de l'accusation qui n'a d'ailleurs pas hésité, en dépit de ses fonctions électives, à le placer en détention provisoire durant quatre mois. Pour autant, l'élu de Beausoleil a toujours nié toute corruption. Il appartient désormais au tribunal de trancher. Les juges vont également se pencher sur l'autre gros volet de ce dossier.

Le second chapitre de l'affaire « mains propres » a pour toile de fond la presqu'île des milliardaires, Saint-Jean-Cap-Ferrat. Mais l'un des principaux protagonistes reste Lino Alberti. L'homme est officiellement à la retraite. Il a vendu ses parts dans la société de BTP qui portait son nom. De quoi mettre à l'abri du besoin cet enfant de La Brigue qui s'est construit tout seul.

Sa carrière, il l'a commencée comme bûcheron, avant de devenir serveur. De ce temps-là, Lino a gardé quelques amitiés, pas forcément très recommandables. C'est d'ailleurs en s'intéressant à l'une d'elles - un Napolitain que les services suspectent depuis longtemps d'être l'ambassadeur de la Camorra sur la Côte d'Azur - que les enquêteurs ont découvert le pot aux roses.

La PJ n'a désormais plus d'yeux que pour Lino. Ses déplacements sont suivis, ses conversations écoutées. De fil en aiguille, l'enquête conduit donc à Saint-Jean-Cap-Ferrat et à son maire. Le sénateur Vestri est un vieil ami de l'entrepreneur italo-monégasque. Il semble avoir confiance en lui et n'hésite pas lui demander quelques « services ». Comme calmer à coups de billets les entrepreneurs qui râlent de n'avoir toujours pas été payés pour les travaux réalisés dans la villa de l'une de ses filles, ou comme conduire l'autre des filles Vestri jusqu'en… Suisse.

Au travers de cette très longue instruction, les enquêteurs ont découvert un dédale de sociétés offshore et de comptes. Durant les prochains jours, les magistrats vont donc s'employer à tracer l'argent, plusieurs millions d'euros, pour en découvrir l'origine… délictuelle ou non. Là est la question.


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