A Nice, «bastion» de la colère policière après la mise en examen pour homicide volontaire d’un policier après l’interpellation en flagrant délit d’un délinquant multirécidiviste à Noisy-le-Sec, Eric Ciotti, député, président du conseil général des Alpes Maritimes et secrétaire national de l’UMP en charge de la sécurité a reçu ce vendredi les syndicats Unité SGP FO (majoritaire) et Alliance.
Dans un communiqué, il indique "leur avoir réaffirmé son soutien et sa volonté de voir évoluer la législation pour intégrer la présomption de légitime défense. "Je suis convaincu de la nécessité de créer une présomption de légitime défense pour les policiers, comme c’est déjà le cas pour les gendarmes ou les douaniers. On ne peut accepter qu’un policier soit d’abord blessé pour être en mesure de riposter " assène l'élu azuréen. "La République se doit d’assurer aux policiers un cadre de travail qui les protège dans l’exercice de leurs missions de sécurité, essentielles à notre société" estime l'élu niçois qui a "rappelé aux policiers "qu'il ne je ne placerai jamais sur un même plan un policier et un délinquant."
William Ajuelos , délégué régional d’Unité SGPFO Police a redit l’hostilité de son syndicat à cette mesure ainsi qu’à la "culture du résultat". Il a également dit à Eric Ciott qu'il souhaitait l'abandon de la réduction générale des politiques publiques ayant abouti au non remplacement d'un policier sur deux. "Je lui ai parlé de l'état déplorable du matériel, des voitures réformées qui sont encore utilisées et des collègues qui n'ont même pas de lampe-torche pour travailler la nuit" a déclaré le syndicaliste régional.
Outre le renforcement de la présomption d’innocence et la mise en oeuvre de la présomption de légitime défense pour les policiers , Laurent Laubry, délégué d'Alliance a évoqué les raisons de la colère : le malaise du manque d'effectifs, l'état lamentable des locaux de Police de plusieurs villes du département, et notamment la caserne Auvare de Nice, indigne de la 5ème ville de France, le manque cruel de matériel de sécurité et également dénoncé la politique du chiffre incompréhensible ayant pour but le remplissage de tableaux de statistiques.
La grogne continue à monter et continue à ignorer la tentative de canalisation du mouvement par les syndicats. Via des textos, les policiers en colère appellent leurs collégues à déchirer leurs cartes syndicales si les deux principales organisations ne parviennent pas à se metytre d'accord sur une date commune de manifestation. Unité SGP FO Police appelle à un rassemblement le 10 mai tandis qu'Alliance lance un appel pour le 11 mai. Des policiers envisagent une action "sans les syndicats" le 9 mai devant les préfectures.

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