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Elle risque 1.000 € d’amende pour avoir insulté une conseillère de La Poste

Mis à jour le 15/03/2017 à 07:42 Publié le 15/03/2017 à 07:33
Le tribunal de Monaco.

Le tribunal de Monaco. Photo Jean-François Ottonello

Elle risque 1.000 € d’amende pour avoir insulté une conseillère de La Poste

S’il est admis que tout un chacun peut émettre librement une opinion sur une personne, le franc-parler a ses limites. Si elles sont dépassées, par des paroles d’insultes entre autres, l’offenseur encourt des sanctions pénales.

C’est justement une infraction d’outrages qui était reprochée à une Beausoleilloise de 37 ans, célibataire et sans profession, convoquée devant le tribunal correctionnel.

Le 30 septembre dernier, elle a injurié une conseillère de La Poste à la suite d’un refus d’ouvrir un compte à la Banque postale dans une agence de la Principauté.
Le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle brosse la situation. La cliente a désiré la rencontrer afin d’ouvrir un compte.

Après le traitement des informations en sa possession, la responsable administrative lui fait part de l’impossibilité de la démarche à cause de complications.
Cette dame est interdit bancaire! L’insulte est lâchée.

"Je n’ai pas compris cette réaction injustifiée et imméritée, indique la conseillère. Je lui ai simplement demandé de sortir de mon bureau. Après réflexion, je crois que cette personne a associé ma décision au port de son voile. Cela n’a pourtant aucune relation ni raison…" Puis, le magistrat invite la prévenue, remarquée par le port du hijab. Elle reconnaît "avoir proféré l’injure à voix basse au moment de son départ. Les mots ont dépassé ma pensée. Le sort d’une période d’hospitalisation. J’ignorais être frappée d’une interdiction bancaire".

Pour l’avocat de La Poste, Me Frédéric Garcia, du barreau de Nice, "les faits sont simples, reconnus, établis. Madame a-t-elle un problème médical ou fait-elle preuve d’une perfidie affinée? C’est de la violence verbale gratuite avec une personne qui se drape dans une logique de victimisation de la religion. En fait, elle injurie une femme qu’elle suspecte de racisme. Nous demandons le versement de 5000 euros pour le préjudice moral et 2000 pour les frais de justice".

Le procureur Cyrielle Colle ne se cache pas pour évoquer "la gratuité de l’irrespect qui, aujourd’hui, fait partie du quotidien. On ne doit pas insulter la responsable postale parce qu’elle fait son travail. Il faut sanctionner cette incivilité. Rien ne démontre que la prévenue est persécutée. 1000 euros d’amende est une peine adaptée". À la défense de soulever quelques anomalies.

"La plaignante n’est pas un agent public, argue Me Arnaud Cheynut dans sa plaidoirie. Ma cliente doit être relaxée. Elle a eu un mauvais mot. Cela lui a échappé et elle s’est excusée… Quelle preuve a-t-on pour demander 7000 euros de préjudice sans le moindre justificatif. Qui a perdu le contrôle?" 

L’affaire a été mise en délibéré et la décision sera rendue le 28 mars prochain.


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