“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme instrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Faits-Divers > Attaque d'Orly: ce que l'on sait sur Ziyed Ben Bel...

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Attaque d'Orly: ce que l'on sait sur Ziyed Ben Belgacem

Mis à jour le 20/03/2017 à 06:43 Publié le 20/03/2017 à 06:30
Photo AFP

Comment expliquer ce passage à l'acte jihadiste ? Au lendemain de l'attaque d'Orly, les enquêteurs tentaient dimanche d'établir ce qui a pu pousser Ziyed Ben Belgacem, braqueur multirécidiviste, à s'en prendre à une patrouille de militaires, avant d'être abattu.

Condamné à plusieurs reprise

Ziyed Ben Belgacem, un Français d'origine tunisienne de 39 ans, condamné à plusieurs reprises pour des vols et signalé comme radicalisé en prison, s'est attaqué samedi à une militaire de l'opération Sentinelle à l'aéroport d'Orly-Sud (Val-de-Marne), en se disant prêt à "mourir" au nom d'Allah, au terme d'une équipée violente et solitaire à travers la banlieue parisienne.

"Mon fils n'a jamais été un terroriste"

"Mon fils n'a jamais été un terroriste. Jamais il a fait la prière et il boit. Et sous l'effet de l'alcool et du cannabis, voilà où on arrive", a témoigné son père à la radio Europe 1, à l'issue de sa garde à vue.

L'autopsie de l'assaillant, réalisée dimanche, doit déterminer s'il était sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants au moment des faits. Les enquêteurs analysent également son téléphone et les éléments recueillis lors d'une perquisition à son domicile.

Une sorte de fuite en avant

L'assaillant se trouvait dans "une sorte de fuite en avant avec un processus de plus en plus destructeur", a commenté samedi soir le procureur de Paris François Molins. Il avait lancé aux militaires au moment de l'agression: "Je suis là pour mourir par Allah. De toute façon, il va y avoir des morts".

Ziyed Ben Belgacem avait jeté au sol un sac contenant un bidon d'hydrocarbures juste avant l'attaque. Ont été retrouvés sur lui 750 euros, un exemplaire du coran, un paquet de cigarettes et un briquet et, à son domicile, de Garges-lès-Gonesse (Val d'Oise), quelques grammes de cocaïne ainsi qu'une machette.

Le contrôle routier comme élément déclencheur?

Arrêté à un contrôle routier, il tire au revolver à grenailles sur des policiers, en blessant légèrement un à la tête, et prend la fuite. "On ne sait pas si le contrôle routier a été l'élément déclencheur du passage à l'acte ou s'il a pu y avoir une préméditation", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

L'homme réapparaît ensuite à une trentaine de kilomètres de là, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) dans la banlieue sud, où il vole une voiture, avant de gagner l'aéroport d'Orly-Sud.

Un homme dangereux

Pour le procureur, plusieurs éléments désignent Ziyed Ben Belgacem comme un homme dangereux, déterminé "aller au bout de ce processus" mortifère: le choix de la cible, des militaires, "correspond aux mots d'ordre diffusés par les organisations terroristes jihadistes" et le profil de l'assaillant, "repéré comme radicalisé à l'occasion d'un passage en détention au cours des années 2011-2012".

Toutefois, une perquisition administrative menée à son domicile en 2015 dans le cadre de l'état d'urgence n'avait "rien donné".

Appel à son père

Pour son père, Ziyed Ben Belgacem a été pris dans un engrenage, a payé ses "fréquentations" et une dérive dans la drogue. Cet homme, sous le choc, a relaté le dernier échange terrible qu'il a eu avec ce fils qui l'appelle depuis l'autoroute parce qu'il a "fait une connerie": "Je lui ai dit 'non, moi je ne donne pas mon pardon parce que tu as touché à un gendarme'".

 

Dimanche soir, les gardes à vue d'un frère et d'un cousin de l'assaillant, qui s'étaient présentés d'eux-mêmes samedi au commissariat, ont été levées, quelques heures après celle du père, laissé libre dès samedi soir, a-t-on appris de source judiciaire.

Selon une source proche de l'enquête, le domicile des parents a été perquisitionné et aucun élément intéressant n'a été retrouvé.


La suite du direct

En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.

Ok En savoir plus