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"Il y a un avant et un après 14 juillet": Ce que dit un psychiatre du mouvement de panique à Nice

Mis à jour le 11/07/2018 à 18:18 Publié le 11/07/2018 à 18:09
Après le mouvement de foule sur le cours Saleya à la fin de la demi-finale de Coupe du monde France-Belgique.

Après le mouvement de foule sur le cours Saleya à la fin de la demi-finale de Coupe du monde France-Belgique. Photo L. I

"Il y a un avant et un après 14 juillet": Ce que dit un psychiatre du mouvement de panique à Nice

Jérôme Palazzolo, psychiatre à Nice, explique les raisons du phénomène collectif qui s'est produit mardi soir à Nice, le troisième sur la Côte d'Azur depuis l'attentat du 14 juillet sur la Promenade des Anglais.

Le mouvement de foule et de panique survenu sur le cours Saleya mardi soir à la fin du match France-Belgique a fait resurgir les vieux démons.

>> RELIRE. Mais que s'est-il passé lors du mouvement de foule à Nice après le match France-Belgique?

Une fois de plus, car depuis l'attentat sur la promenade des Anglais le 14 juillet 2016, deux autres phénomènes semblables ont eu lieu: le 14 août 2016 à Juan-les-Pins et le 30 avril 2018 sur la rue piétonne, à Nice

Jérôme Palazzolo, psychiatre à Nice, décrypte pour nous ce phénomène.

L'origine de ces mouvements?

"L'attentat du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais est bien évidement à l'origine de ces mouvements de panique collectifs. Si à l'époque la population n'était pas encore marquée, ce drame l'a évidemment traumatisée.

Il y a bien évidemment un avant et un après 14 juillet."

Pourquoi cette réaction?

"Cela fait partie d'un double processus d'apprentissage.

Tout d'abord, on va retrouver une dynamique d'apprentissage individuelle, de type pavlovien, très basique.

On ne vit pas au quotidien avec la peur, mais un événement va survenir et provoquer cette peur. Sur l'instant, on est dans l'émotion et pas dans la réflexion.

L'autre dynamique d'apprentissage est sociale: dans cette situation de panique, on va voir des gens se mettre soudainement à courir et donc on va faire comme eux."

Que faire face à un tel traumatisme?

"Il y a deux façons d'aborder le problème.

D'abord par une prise en charge individuelle, une thérapie comportementale et cognitive si besoin.

Ensuite au niveau collectif en renforçant le système de prévention, d'information et de sécurité. Les pouvoirs publics, mais également les médias -qui maintiennent une problématique anxieuse- ont une part de responsabilité pour rassurer la population.

Aujourd'hui, on doit faire avec ce traumatisme et rester vigilant."

peut-il disparaître?

"La répétition de ce genre d'événements va entretenir ce type de comportement, comme si le souvenir s'ancrait peu à peu. C'est notamment ce sur quoi jouent les terroristes.

En revanche si au bout d'un certain temps ces événements traumatiques cessent, on assistera alors à un phénomène d'extinction."

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