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Absentéisme, affectation, salaire... Ce que reproche la Cour des comptes à la gestion des enseignants

Mis à jour le 04/10/2017 à 12:21 Publié le 04/10/2017 à 12:21
Une salle de classe.

Une salle de classe. Photo S. B

Absentéisme, affectation, salaire... Ce que reproche la Cour des comptes à la gestion des enseignants

Profs absents non remplacés, trop de débutants dans les écoles difficiles, coût du système éducatif qui s'accroît sans amélioration de sa performance: la Cour des comptes dresse un tableau sévère de la gestion des 850.000 enseignants en France, quatre ans après son dernier rapport.

Remplacements insuffisants

La Cour chiffre à 13,6 millions le nombre de journées d'absence des professeurs dans l'enseignement public en 2014-15.

Outre la maladie, les missions professionnelles (formations, participations à des examens etc...) représentent entre 20 et 40% des absences de moins de deux semaines en collège et lycée.

Le taux de remplacement de ces absences "courtes" dans le secondaire est d'un tiers selon le ministère de l'Education, mais de seulement 5 à 20% selon l'enquête de la Cour. Les chefs d'établissement "ne parviennent pas à régler ces situations au sein de l'équipe enseignante".

Dans le primaire, le taux de remplacement est de 80%.

Affectation trop rigide

L'affectation des profs à leurs postes se déroule selon un dispositif trop "rigide" et "ne prend pas en compte la difficulté des postes", selon la Cour des comptes.

Les établissements difficiles reçoivent ainsi "beaucoup d'enseignants débutants et subissent une forte instabilité des équipes".

Le nombre de profs débutants dans ces écoles, collèges ou lycées, "a fortement augmenté depuis 2011", à 3.185 en 2016, soit près de deux fois plus qu'en 2011. Ils représentaient 23,6% des effectifs de ces établissements en 2016, contre 20% cinq ans avant.

revalorisation salariale

La période 2012-2017 "a été marquée par une revalorisation salariale significative" et une nette réduction de l'écart avec les rémunérations des enseignants dans les pays comparables à la France.

Mais ces embauches et hausses des salaires "n'ont pas été assorties de contreparties dans les conditions d'exercice du métier, dans l'organisation ou dans le temps de travail".

Selon la Cour, le coût du système éducatif s'accroît sans que sa performance ne s'améliore, et les marges de manoeuvres budgétaires sont limitées pour accompagner des réformes indispensables.

Elle appelle à "ne plus dissocier hausse des effectifs ou des rémunérations" d'une "réforme du mode de gestion".


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