“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme instrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

5 questions pour tout comprendre aux "Monsanto Papers"

Mis à jour le 05/10/2017 à 09:59 Publié le 05/10/2017 à 10:00
Un manifestant contre Monsanto le 21 mai 2016 à Paris.

Un manifestant contre Monsanto le 21 mai 2016 à Paris. Photo AFP

5 questions pour tout comprendre aux "Monsanto Papers"

L'entreprise américaine spécialisée dans les biotechnologies agricoles aurait fait signer des études sur le glyphosate, classé "cancérogène probable", par des employés sous la fausse signature de scientifiques, révèle Le Monde ce jeudi 5 octobre. Retour sur l'affaire en cinq questions.

Comment?

Pour autoriser ou refuser la mise sur le marché d'une molécule, les autorités sanitaires, européennes ou internationales, se fondent sur des études publiées par des experts indépendants.

Mosanto aurait rémunéré des chercheurs, sans lien de subordination avec la firme américaine, pour produire, sous leur nom, des expertises écrites par des employés de l'entreprise. Cette pratique est considérée, par le milieu scientifique, comme une faute grave.

Dans quel but?

Le "Ghost writing" (écriture fantôme) permet d'orienter, tout en laissant croire qu'il existe une vraie controverse, les articles scientifiques dans le sens désiré par la société.

Cette pratique apporte une crédibilité à la thèse de la non nocivité du produit afin d’influencer les autorités.

Le glyphosate est-il dangereux?

Depuis quatre décennies, la version officielle, s'appuyant sur des expertises, est que le glyphosate (RondUp, Herbicide total) n'est pas cancérogène. Il aura fallu attendre 2015 pour que le centre international de recherche sur le cancer (CIRC), dépendant des Nations unies, déclare cette substance "cancérogène probable".

Depuis, des études contradictoires sont parues, tant sur la dangerosité du produit que sur la quantité qu'il faudrait absorber pour qu'elle soit nocive.

>> LIRE AUSSI. Leur enfant est atteint de graves malformations, ils vont porter plainte contre Monsanto

Les agriculteurs sont-ils pour ou contre une interdiction?

Le 22 septembre, 200 agriculteurs ont bloqué les Champs-Elysées pour protester contre l'interdiction qui ferait, selon eux, augmenter les coûts de production de façon très importante. Cela défavoriserait la concurrence avec les autres pays européens qui pourront, eux, continuer à utiliser l'insecticide.

Il n'en demeure pas moins que si les doses de glyphosate restent modérées dans les aliments, qu'en est-il de l'exposition à plus forte dose reçue par les agriculteurs et de la pollution de la terre et de l'eau?

>> LIRE AUSSI. Du glyphosate, substance cancérogène probable, trouvé dans des céréales, des légumineuses et des pâtes

Et en Europe qu'en est-il?

En juillet, la commission européenne s'est prononcée pour renouveler l'autorisation de mise sur le marché pour une période de dix ans, mesure à laquelle la France s'est opposée.

Le désherbant serait interdit en France, pour les particulier, d'ici la fin de l'année. Concernant l'usage professionnel la plus grande confusion règne sur une possible interdiction.


La suite du direct

En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.

Ok En savoir plus et gérer ces paramètres