“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme instrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Brûlures, inflammations, substances toxiques... Méfiez-vous de ces cinq espèces végétales particulièrement nuisibles

Mis à jour le 19/05/2017 à 18:40 Publié le 19/05/2017 à 17:51
Le mimosa.

Le mimosa. Photo Franz Chavaroche

Brûlures, inflammations, substances toxiques... Méfiez-vous de ces cinq espèces végétales particulièrement nuisibles

Certaines plantes peuvent être nuisibles. Invasives, elle s'adaptent à tout types de terrains, et menacent tout un écosystème.

Même si elles paraissent inoffensives et sont parfois d'une grande beauté, certaines plantes détruisent la faune et la flore.

L'ailante

L'ailante.
L'ailante. I.B.

Cet arbre importé de Chine au XVIIIe siècle était vendu comme plante d'ornement avant d'être définitivement retiré de la commercialisation. Trop tard. Cet arbre, qui peut atteindre les 25 mètres de haut, se propage partout très rapidement.

On le trouve au bord des routes, des voies publiques et dans les jardins. Il s'adapte à tous les sols et climats et pousse vite. 

L'ailante est envahissant: il éradique 25% de la flore locale partout où il s'implante. Il se multiplie facilement et aucun animal ni insecte ne s'en nourrit. 

Pour éradiquer ce nuisible, le mieux est de le couper entre mai et septembre. La plante aura du mal à repousser, ayant épuisé ses ressources. Mais il faut être patient, son élimination totale se fait sur plusieurs années. 

L'ambroisie.
L'ambroisie. Serge Haouzi

L'Ambroisie

Plusieurs variétés d'ambroisies produisent des pollens, parmi les plus allergènes connus. D'abord arrivée par la vallée du Rhône, elle a colonisé depuis une cinquantaine de départements français. 

Chaque pied libère quotidiennement plusieurs millions de minuscules grains de pollen et son fruit épineux est facilement dispersé dans les friches, les jachères et le long des chemins, par les hommes et les animaux. 

Pour combattre le développement de l'ambroisie, il faut supprimer les fleurs mâles pour empêcher l'émission de pollen et la production de graines. 

L'arrachage est le geste le plus simple et le plus radical mais sur des grandes surfaces, il faut avoir recours à des outils mécaniques. En milieu agricole, la lutte chimique est souvent utilisée.

Berce du Caucase
Berce du Caucase Photo : Serge Haouzi

berce du caucase

Cette plante invasive à la sève phototoxique provient du Caucase et a été introduite en tant que plante ornementale dans les jardins britanniques en 1927 pour se répandre à l'état sauvage dans le reste de l'Europe. 

On retrouve cette plante dans les milieux abandonnés par l'homme. Elle peut causer localement une perte de biodiversité par le couvert dense et continu qu'elle crée, qui étouffe et remplace la végétation plus basse préexistante. 

De plus, sa sève toxique provoque des inflammations et des brûlures de la peau. La sève est incolore avec une odeur très caractéristique.

En cas de contact de la sève avec de la peau, il faut éliminer la sève le plus rapidement possible, en prenant soin de ne pas étendre la surface de la zone touchée : enlever la sève avec un papier absorbant sans frotter, puis laver au savon, et rincer abondamment à l'eau l'endroit atteint.

Ensuite, il faut éviter l'exposition de la zone touchée à la lumière durant plus de 48 h. Si les yeux sont atteints, les rincer abondamment à l'eau claire puis porter des lunettes de soleil pour réduire leur exposition à la lumière et consulter un médecin immédiatement.

L'éradication de la berce du Caucase nécessite le port d'un équipement approprié permettant d'éviter tout contact de la peau, des mains et des yeux avec sa sève. 

Pour venir à bout de la berce du Caucase, il est recommandé d'utiliser une pelle ronde ou une bêche pour retirer un maximum de racines et éviter les repousses. 

Il est également possible de tondre ou de faucher la plante. Ceci ne tue pas la berce du Caucase, mais permet de l’épuiser si l’opération est répétée plusieurs fois par an, pendant plusieurs années consécutives. 

Le mimosa.
Le mimosa. Photo Franz Chavaroche

MIMOSA 

Le Mimosa d’hiver, originaire d’Australie et de Tasmanie, a été introduit en Angleterre en 1792 pour ses qualités ornementales. Il est cultivé en 1841 au Jardin des Plantes de Montpellier. Il est ensuite observé dans le milieu naturel en 1864 à Cannes, puis en 1870-1875 dans le massif de l’Estérel.

Cet arbre est actuellement cultivé pour son bois et ses fleurs qui sont utilisées en fleuristerie et en parfumerie (à Grasse notamment).

Le Mimosa d’hiver se développe densément et menace la flore indigène (plante qui pousse naturellement dans une zone donnée de l’aire de répartition globale de son espèce). Il émet des substances toxiques qui limitent le développement de la végétation locale.

Lorsqu’il s’installe le long des cours d’eau, il peut être déraciné lors des crues et conduire à la formation d’embâcles. Ce phénomène peut ensuite entraîner l’érosion des berges. Enfin, les mimosas, très inflammables, favorisent les risques d’incendie.

Lorsque les peuplements de Mimosa d’hiver sont de faible densité, il est possible d’arracher ou de faucher les petits arbres et de couper les gros. Pour éviter les rejets, les souches doivent faire l’objet d’attention.

Il faut les badigeonner d’herbicides dans les quelques minutes qui suivent la coupe, ou les recouvrir d’un plastique noir puis de terre pour les priver de lumière. Les sites ainsi traités doivent être re-visités au moins une fois par an pendant plusieurs années.  

L’Office national des forêts du Var a fait suivre ces interventions par la plantation d’espèces indigènes (Laurus nobilis L., Quercus suber L., Pinus pinea L.), dans le but de favoriser la régénération de la végétation naturelle.

Figuier de barbarie
Figuier de barbarie Photo : Nadia Amar

FIGUIERS DE BARBARIE

Cette espèce originaire du Mexique menace la flore locale, notamment dans les milieux rocheux, peuplés d'espèces rares. 

Les figuiers de Barbarie peuvent être arrachés. Il est conseillé de s'équiper de matériel spécifique (bons gants, grosses chaussures, manches longues).

Les plants récoltés doivent être enterrés profondément ou brûlés. Les herbicides ne se révèlent efficaces que quand ils sont utilisés en grande quantité.


La suite du direct

En naviguant sur notre site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer une navigation adaptée à vos centres d'intérêts et nous permettre de réaliser des statistiques de visites.

Ok En savoir plus et gérer ces paramètres