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Aujourd'hui milliardaire, le fondateur d'easyJet raconte sa "success story"

Mis à jour le 27/04/2016 à 14:03 Publié le 27/04/2016 à 14:23
Ce milliardaire sans jet privé continue à voyager sur ses lignes low cost en Europe.

Ce milliardaire sans jet privé continue à voyager sur ses lignes low cost en Europe. Photo Alberto Colman

Aujourd'hui milliardaire, le fondateur d'easyJet raconte sa "success story"

Stelios Haji-Ioannou, fondateur d'easyJet, devenu milliardaire avec son concept, est aussi un philanthrope engagé dans plusieurs actions humanitaires, comme il l'a raconté, mardi, au Monaco Press Club.

Entrepreneur ou philanthrope?

Il est l'un et l'autre à la fois, Stelios Haji-Ioannou, invité du Monaco Press Club, mardi où il a retracé sa success story, démarrée il y a vingt ans avec la création de la compagnie aérienne easyJet.

L'aventure d'une vie pour ce Britannique de 49 ans, né à Athènes, d'origine chypriote et résident monégasque de longue date. C'est d'ailleurs à Monaco qu'easyJet est née au début des années 90.

"Mon père était entrepreneur. Il a créé seul sa compagnie navale et s'est installé en Principauté à la fin des années 80. Un jour, j'étais avec lui au Grill de l'Hôtel de Paris. Je lui ai demandé au cours de ce déjeuner qu'il me prête un peu d'argent pour que je lance une compagnie d'aviation. Et il a été assez fou pour le faire."

à la tête d'un empire

Avec le soutien paternel, Stelios choisit de s'inspirer du modèle de la compagnie aérienne américaine à bas prix Southwest Airlines. Et d'appliquer cette idée à l'Europe.

"J'étais assis au Bar Américain et j'écrivais des idées sur une serviette pour trouver un nom à la société : CheapJet, pas très bon, LowCostJet. J'ai pensé aussi à StelAir, je ne sais pas si ça aurait mieux marché ; il y a bien RyanAir… Et puis easyJet s'est imposé. Le mot crée une attente et peut être aussi utilisé dans plein de domaines."

Et c'est ce qu'il a fait depuis 1995. Si la compagnie aérienne transporte chaque année près de 60 millions de voyageurs, la marque "easy" s'est développée dans les hôtels, la location de voitures, les salles de sports et même les supermarchés à bas prix.

Une diversification qui a fait de lui un milliardaire. Un milliardaire sans jet privé, qui continue à voyager sur ses lignes low cost en Europe.

"PAYER MA DETTE"

Côté pile, businessman; côté face, philanthrope.

Stelios Haji-Ioannou a développé depuis une décennie une action d'envergure. Que ce soit pour soutenir les étudiants de la London School of Economics où il fut élève, encourager l'aide aux personnes handicapées, la protection de l'environnement et la charité: le magnat de l'aviation a su se diversifier.

"C'est une façon de payer ma dette à la société. C'est une obligation, il me semble, pour les personnes fortunées", glisse-t-il, expliquant qu'il consacre chaque année 3 millions d'euros à ses actions. Financés essentiellement par son groupe et quelques levées de fonds.

L'action phare? Le programme "Food from the heart" lancé en Grèce, son pays natal, inspiré par les Restos du Cœur français.

"Le premier jour, on faisait des sandwiches. Puis je me suis associé avec des fournisseurs, qui produisent industriellement. Je paye leurs frais et chaque jour nous distribuons de la nourriture à des milliers de personnes, sans discrimination de religion ou de nationalité."

Un acte fort dans un pays en crise.

Mais Stelios l'assure, il n'a jamais été intéressé par la possibilité de prendre des responsabilités politiques. "Je soutiens la paix, pas la politique", sourit-il. Et compte un jour, passer sa retraite en Principauté.

"J'aime être ici et être investi dans la communauté. La sécurité, le climat, le côté cosmopolite, la qualité de vie. Tout cela est appréciable à Monaco. On est proches de la perfection."


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