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vendredi 28 novembre 2014

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Les dix navires de la SNCM et de la Méridiona - 16928658.jpg
La grève est suspendue, le transport maritime devrait reprendre normalement dès aujourd'hui.G. Baldocchi
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Après sept jours de blocage dans les ports de Marseille, Toulon et de Corse, les navires de la SNCM et de la Méridionale ont largué les amarres. Mardi après-midi, la direction était déjà parvenue à faire appareiller le Jean-Nicoli et le Corse. Une issue au conflit social entamé par les marins CGT semblait d'ores et déjà se dessiner. Depuis hier matin, c'est officiel, les compagnies ont repris leur rythme de croisière.

Réunis en assemblée générale, à bord duDanièle-Casanova, les marins CGT ont voté la suspension du mouvement. « Mais le problème reste entier », a déclaré Frédéric Alpozzo, secrétaire général de la CGT des marins de Marseille. « Nous sommes toujours dans l'attente de réponses concernant notre proposition de loi et sur l'accord entre la CTC et nos directions ». « Sage décision », diront les uns, « le calme avant la tempête »,annoncent déjà les autres. Et à juste titre…

«Une grève pour rien »

En effet, ces dernières heures, des pétitions « Contre les grèves à la SNCM » ou « Pour sauver le Tour de Corse » ont circulé sur internet et sur les réseaux sociaux comptabilisant, minute après minute, de nouveaux signataires. Et autant dire que la popularité des marins CGT est en chute libre.

Hier matin, dans un communiqué la CFTC, le STC et la CFDT ont enfoncé le clou, qualifiant ce mouvement « de grève pour rien (...) Comme tant d'autres, elle a pour seul effet de faire parler des compagnies de service public et plus particulièrement de la SNCM, de manière très négative. Cette grève isole un peu plus la compagnie de son environnement et ne débouchera sur rien de constructif ou majeur pour les travailleurs ». Pour étayer leur propos, les syndicats se sont appuyés sur de nombreux points. La transition politique en particulier, les règles européennes en général et les règles en vigueur. Ils précisent : « Imposer le pavillon du pays d'accueil, même si nous l'appelons de tous nos vœux, demande à ce que l'Europe elle-même, veuille réécrire les textes régissant le cabotage national et définisse de nouvelles règles de protectionnisme ».

« Nous n'abandonnons pas la lutte, nous la suspendons »

Si le mouvement porté par les marins CGT peut apparaître affaibli, pour Frédéric Alpozzo, il n'en est rien : « Qu'on ne s'y trompe pas, nous n'abandonnons pas la lutte, nous la suspendons. Nous sommes des gens lucides et responsables. Nous comprenons la colère exprimée mais nous sommes des salariés qui défendons notre travail. Nous sommes contre les appels à la haine et les actes de violence constatés ».

Les 150 marins grévistes attendent maintenant le troisième tour. Une nouvelle échéance qui laissera du temps aux élus pour s'exprimer ou pour travailler sur le dossier et la proposition de loi. Une délégation devrait être d'ailleurs reçue par le nouveau président courant mai à Paris. Et en attendant le 9 juin ? Les marins CGT n'excluent pas, à demi-mot, d'entrer de nouveau en conflit si aucun engagement n'était annoncé. Le soulagement des professionnels pourrait donc être de courte durée...

Pour les transporteurs insulaires, l'essentiel est désormais de s'organiser pour rattraper le retard accumulé. « Nous avons de nombreuses remorques en souffrance sur les quais, la reprise est donc difficile », a confié Jean-Marie Maurizi, président du syndicat professionnel des transporteurs de la Corse (SPTC) qui, compte tenu des horaires de traversée de la Corsica Ferries, n'a été en mesure d'emprunter les bateaux jaunes qu'une seule fois.

Les socioprofessionnels restent « vigilants »

A ce sujet, Pierre Mattei, directeur général de Corsica Ferries, a souhaité apporter des éléments de réponses concernant l'article paru mercredi dans nos colonnes. Il a ainsi souligné que «quasiment tous les transporteurs corses utilisent nos services, y compris ceux qui chargent pour le compte de la Codim »ajoutant que « les prix n'ont pas bougé. C'est assez facilement vérifiable d'autant que les transporteurs ont un prix à l'année ».

Par ailleurs, Jean-Marie Maurizi a tenu à saluer « l'efficacité » dont a fait preuve Patrick Strzoda, préfet de région dans la gestion de ce conflit, et également le travail de concertation entrepris par les socioprofessionnels autour de la table présidée par Paul Trojani, président de la CCIT de Bastia et de la Haute-Corse. Mobilisés, tous restent néanmoins « vigilants » devant l'éventualité d'une reprise du conflit.

Le délai de 15 jours au-delà duquel il n'est plus possible de contribuer à l'article est désormais atteint.
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