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Des résidus potentiellement toxiques dans des couches pour bébé? Les fabricants démentent

Mis à jour le 23/08/2018 à 14:35 Publié le 23/08/2018 à 14:31
Illustration.

Illustration. Photo Frantz Bouton

Des résidus potentiellement toxiques dans des couches pour bébé? Les fabricants démentent

Dix-huit mois après une première enquête choc, le mensuel 60 millions de consommateurs pointe à nouveau la présence de résidus potentiellement toxiques dans certaines couches pour bébés, mais ses conclusions sont contestées par les fabricants.

Douze références ont été testées par l'Institut national de la consommation (INC) pour le numéro de septembre du magazine. Pour la moitié, les tests ont révélé la présence de substances indésirables "en très faible quantité".

Il s'agit notamment de glyphosate pour quatre d'entre elles et de composés organiques volatils (COV) pour l'une.

L'objectif "zéro toxique au contact des bébés" n'est pas encore atteint, souligne l'enquête publiée jeudi 23 août, qui contient cependant de bonnes nouvelles.

Risque sanitaire minime 

Ainsi, les couches Pampers, leader du marché épinglé en 2017, s'en sortent mieux cette année.

Mais celles des marques Mots d'enfants (E. Leclerc) et Love & Green, mises en avant en 2017 pour leur absence de résidus toxiques, sont cette fois pointées du doigt par l'enquête, qui évoque un changement de sous-traitants.

Pour les premières, l'enquête relève des traces de composés organiques volatils, polluants susceptibles de provoquer des irritations.

Les secondes contiennent des traces de glyphosate, tout comme trois produits Lotus Baby, Pommette (Intermarché) et Lillydoo.

"Dans tous les cas, les teneurs de substances indésirables restent très faibles. Le risque sanitaire semble donc minime a priori. Mais il ne peut être écarté, notamment pour le glyphosate", soupçonné d'agir comme un perturbateur endocrinien, souligne l'enquête.

"Pour arriver au zéro résidu toxique dans les couches, quels que soient les matières premières utilisées ou le sous-traitant, un contrôle plus sévère des processus de fabrication s'impose", recommande la revue.

"Démarche sensationnaliste"

"Nous condamnons les méthodes de 60 millions de consommateurs", ont répliqué les fabricants par la voix de leur syndicat professionnel, Group'Hygiène.

Ce dernier a fustigé "une démarche sensationnaliste visant à inquiéter les consommateurs".

"Les deux études réalisées par 60 millions de consommateurs à 18 mois d'intervalle ont employé la même méthode consistant à broyer et à mixer les couches et non à les évaluer en situation d'usage", a-t-il fait valoir.

"Les rares substances identifiées (qui n'entrent pas dans la composition des produits, mais que l'on trouve dans l'environnement et donc dans de nombreux produits de consommation courante) le sont dans des quantités infinitésimales, sans risque pour la santé", a insisté le syndicat professionnel, en s'appuyant sur sa propre étude.

La marque la moins bien notée, Lillydoo, a de son côté assuré "qu'aucune trace de ces substances (...) n'apparaissait dans (ses) couches à l'issue de leur fabrication".

Selon la marque allemande, ces traces pourraient venir des cartons à base de matières recyclées utilisés pour stocker les couches.

Les couches les mieux notées par la revue sont de la marque Joone, dont le prix est plus élevé (0,40 euro l'unité contre 0,13 pour la marque la moins chère).

Manque de transparence

Au-delà des performances des différentes marques, 60 millions de consommateurs regrette que la plupart d'entre elles continue à ne pas afficher sur le paquet la composition exacte de leurs produits.

La revue réclame "une réglementation plus stricte" pour contraindre les fabricants à une transparence totale sur les fibres, parfums ou colorants au contact du bébé.

Une demande appuyée par l'Association des familles victimes du lait contaminé aux salmonelles (AFVLCS), créée dans la foulée de l'affaire Lactalis.

"Nous demandons que soient systématisés les contrôles de toxicologie et bactériologiques sur les produits destinés aux nourrissons" afin de donner "des gages de transparence aux parents inquiets légitimement pour leurs enfants", a-t-elle réagi dans un communiqué.

Outre les couches, 60 millions de consommateurs a passé au crible 143 autres produits d'hygiène pour bébé (eaux, laits, crèmes, liniments...). Si la majorité affiche des résultats corrects, "des motifs d'inquiétude persistent du côté de certaines marques continuant à utiliser du phénoxyéthanol, un conservateur soupçonné de toxicité".

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