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Le Musée océanographique de Monaco a perdu la trace de la tortue Rana

Mis à jour le 23/08/2018 à 08:23 Publié le 23/08/2018 à 08:15

Le Musée océanographique de Monaco a perdu la trace de la tortue Rana

Depuis le 9 août dernier, les spécialistes du Musée océanographique n’ont plus aucune nouvelle de la tortue caouanne prénommée Rana. Où est-elle et qu’a-t-il bien pu lui arriver?

Remise à l’eau le 19 juin dernier, la tortue caouanne Rana, qui nageait au large des côtes espagnoles début août, se portait comme un charme. Mais depuis le 9 août, alors qu’elle se trouvait au sud de Tarragone, à une centaine de kilomètres de Valence en Espagne, la balise GPS fixée sur sa carapace n’a plus émis aucun signal.

Les spécialistes du Musée océanographique, comme Olivier Brunel, chef du service aquarium, qui expérimentaient pour la première fois à Monaco la pose d’une balise GPS sur une tortue, ne peuvent à ce jour qu’émettre des hypothèses sur les raisons de sa disparition des écrans de contrôle.

>>RELIRE. VIDEO. Rana, la tortue du Musée Océanographique de Monaco a retrouvé la mer.

Trois hypothèses

Lorsqu’elle a disparu, Rana se trouvait à proximité d’une structure aquacole, d’ostréiculture ou de mytiliculture. "Peut-être qu’elle cherchait de la nourriture et qu’elle s’est frottée à l’une de ces structures, ce qui a pu provoquer la chute ou abîmer toute simplement la fine antenne (voir photo ci-dessous) qui est accrochée à la balise", explique Olivier Brunel.

Les scientifiques envisagent également que la balise ait pu se détacher de la carapace de Rana, car comme le souligne le chef du service aquarium, "la balise n’émet un signal que lorsqu’elle est hors de l’eau. Cela arrive quand la tortue remonte à la surface pour respirer, par exemple. Et si elle s’est détachée alors que Rana se trouvait dans l’eau, c’est normal que nous ne recevions plus rien."

La petite balise collée à la carapace de la tortue caouanne Rana avait une autonomie de deux ans.
La petite balise collée à la carapace de la tortue caouanne Rana avait une autonomie de deux ans. Photo Michel Dagnigno

Et puis, la dernière hypothèse, mais qui reste tout de même la moins probable des trois, serait que la balise ne fonctionne tout simplement plus. En contact avec plusieurs centres de soins pour tortues ou avec le CNRS de Strasbourg et de Martinique, Olivier Brunel a du mal à y croire.

"Normalement, ces balises, qui pèsent une centaine de grammes seulement, ont une autonomie de deux ans. Cela arrive peu souvent qu’elles s’arrêtent au bout de si peu de temps."

Belle aventure

Reste à savoir si on retrouvera un jour la trace de Rana. Il se peut toutefois qu’un biologiste marin, si elle est toujours en vie, croise son chemin et puisse lire le numéro unique inscrit sur la puce qui lui a été greffée.

>>RELIRE. On a retrouvé la caméra embarquée de la tortue Rana.

Dans cet espoir, les spécialistes du Musée sont heureux d’avoir pu suivre pendant ces quelques semaines, la petite tortue qu’ils avaient trouvée dans le port Hercule, quatre ans auparavant.

Le chemin parcouru par Rana depuis le 19 juin, jour où elle a été relâchée.
Le chemin parcouru par Rana depuis le 19 juin, jour où elle a été relâchée. Google Maps

Même si le suivi de la tortue marine s’est avéré relativement court, Olivier Brunel et les autres n’en retiennent que du positif: "Déjà, nous savions que Rana était en forme. Elle parcourait en moyenne 30 km par jour. C’est ce que font les tortues adultes et en bonne santé. Et puis, nous avons aussi pu analyser les endroits où elle s’est arrêtée pour se nourrir et se reposer. Elle a fait un arrêt d’une semaine près de Fos-sur-Mer par exemple. L’endroit devait être riche en nutriments et c’est peut-être une zone où il faut être vigilant. D’autres tortues pourraient passer par là."

Enfin, grâce à la caméra posée sur la carapace avant son départ – qui a été retrouvée – et au système de récolte de données scientifiques, des analyses sont toujours en cours. Elles pourront donner diverses informations, qui aideront les spécialistes dans leurs recherches sur le monde marin.

Lorsqu’elle a été trouvée en baie de Monaco, la tortue ne pesait que 125g.
Lorsqu’elle a été trouvée en baie de Monaco, la tortue ne pesait que 125g. Photo DR

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