Lors de son séminaire à Monaco, Will Conquer a rencontré « des gens pour qui tout ne va pas bien, que l'on oublie, parce qu'ils servent dans les restaurants, les hôtels ou la sécurité, et qui méritent qu'on les reconnaisse et qu'on les aime ». Jean-Sébastien Gino Antomarchi

Will Conquer : missionnaire 2.0

Hier, la cathédrale de Monaco a accueilli un événement rare : l'ordination d'un nouveau diacre. Il a choisi les ordres, mais ça ne l'empêche pas d'être un jeune homme de son temps

Marcher dans les rues de Monaco, s'attabler dans un bar avec Will Conquer, c'est un peu comme accompagner une autorité. La soutane noire de séminariste lui va comme un gant, et impose une forme de déférence plutôt surprenante.

Quelques jours avant son ordination, il est « dans l'émotion ». Un peu nerveux. Il va consacrer sa vie aux autres. On le serait à moins : il sait qu'il deviendra missionnaire dans un pays d'Asie pour tout le reste de sa vie, mais il ignore encore lequel. Un citron pressé, commandé en italien, et l'interview peut commencer. Le jeune homme de 28 ans, aux faux airs de Richard Chamberlain, la star de la saga « Les oiseaux se cachent pour mourir ». Lui aussi est américain, mais il a grandi en France, et parle sans le moindre accent.

La loi de Dieu plutôt que celle de l'argent

Will est un jeune homme brillant, titulaire d'une maîtrise de droit, qui a étudié en Irlande et à Paris. Et alors qu'il s'apprête à devenir avocat fiscaliste, un métier qui permet aux plus riches...

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