L'équipe déjà soudée de Radio Monaco accueille avec joie des nouveaux talents, pour démarrer une nouvelle ère. Photo Ludovic Mercier

Radio Monaco veut "faire rayonner la Principauté" avec un plein de nouveautés

C'est la rentrée sur la FM locale. La station « made in » Monte-Carlo, après un épisode social sombre il y a deux ans, revient en force, avec une nouvelle grille et des nouvelles têtes

Dans les studios du Gildo Pastor Center, hier, il régnait comme une ambiance de prérentrée. Vous savez, ce moment où on retrouve ses copains, où on a repris le travail, mais avec encore un esprit vacances… C'est le moment de prendre les photos pour la promo de Radio Monaco. Tout le monde est passé au maquillage, et Julien, le photographe, tire le portrait des voix de la station monégasque.

Inédit en Europe

Cette rentrée-là est un peu spéciale: Alex Taylor et son équipe font le plein de nouveautés. "La matinale se décale d'une heure, de 6 h à 9 h, avec des rendez-vous toutes les dix minutes. Des flashs courts, qui intéressent l'auditeur: de l'info service, des infos pratiques et concrètes. On ne va pas rentrer dans la politique. Si les gens nous écoutent à Paris ou à Lyon avec la radio numérique terrestre, c'est pour savoir ce qui se passe ici. Le but, c'est de faire rayonner la Principauté", commente Alex Taylor, qui anime cette tranche, et est également rédacteur en chef.

De 8 h 30 à 9 h, chaque matin, un invité. Environnement, santé, sport, culture… des acteurs locaux, ou qui ont une actualité locale.

Et puis, le jeudi, sur la même tranche horaire, un rendez-vous jamais vu en Europe : une émission dédiée à la blockchain. "On va expliquer ce qu'est la blockchain, à quoi ça va servir, comment?"

 Alex Taylor jouera l'innocent, et pour répondre à ses questions: Sébastien Icard, fondateur de la cryptomonnaie monégasque, le monoeci. "Nous utiliserons des cas concrets, pour que l'auditeur voie dans quels aspects de sa vie de tous les jours cela va révolutionner les choses", détaille l'expert.

La tranche de l'après-midi, l'Afterwork, toujours animée par le facétieux Eric Embriaco, accueille une nouvelle journaliste: Anaïs Ledoux. Un nom et une voix que les fidèles de la station connaissent bien, puisqu'elle officiait déjà sur les ondes il y a plusieurs années.

Autre nouveauté et pas des moindres: l'image. La frontière entre télé et radio s'efface encore un peu plus cette année, car les émissions seront filmées et montées, puis mises à disposition sur internet. Bienvenue dans le nouveau monde!


Un nouveau duo de journalistes pour renforcer l’info

Ambre Quelin, à gauche, et Anaïs Ledoux, à droite. Toutes deux en charge de l’info. Photo Ludovic Mercier

À les regarder travailler ensemble, on croirait qu'elles ont toujours été là. L'entente avec l'équipe est parfaite, elles semblent à leur place où qu'elles soient.

On ne leur fera pas l'affront de dire d'elles qu'elles sont l'atout charme de la radio. D'abord parce que ces choses-là ne se disent plus, et ensuite parce qu'elles sont bien plus que cela. Ambre Quelin, chroniqueuse du 6h-9h, et Anaïs Ledoux, journaliste du 16h-19h, viennent renforcer l'équipe de Radio Monaco.

Ambre, passée par RTL et la matinale de RMC, a une mission polyvalente: "Je vais m'occuper des chroniques sport, média, people, séries, cinéma. Et puis je m'intéresse aussi à tout ce qui touche aux réseaux sociaux. J'ai 25 ans, je fais partie de cette génération réseaux sociaux. J'espère qu'il y aura beaucoup de likes!"

Anaïs Ledoux a déjà posé sa voix sur les ondes de Radio Monaco, il y a plusieurs années. Elle revient pour animer la tranche info de l'après-midi, mais aussi la rubrique Fil Vert, le matin: "Le fil vert, c'est tout ce qui touche de près ou de loin à l'environnement. Je voudrais mettre l'accent sur les initiatives de professionnels ou de particuliers. On est dans une période où ce genre de sujets pullule."


une programmation musicale recherchée

Nicolas Pampaloni et Guillaume Funel. Photo Ludovic Mercier

Alex Taylor, le rédacteur en chef, le reconnaît bien volontiers: Radio Monaco, c’est avant tout une station musicale. Avec une programmation bien identifiable. C’est l’œuvre de Nicolas Pampaloni et Guillaume Funel.

"L’offre musicale n’a jamais été aussi importante. Ça peut prendre un temps fou", confie Guillaume Funel. Alors ils ont leur technique de recherche, et leurs partenariats avec des labels: "Comme certains cueilleurs ont leurs coins à champignons, nous, on a nos coins à musiques."