Le père Pedro : « Le partage est une urgence, une nécessité. » Jean-François Ottonello

Le partage est une urgence, une nécessité Le pays va de plus en plus mal

Soutenu depuis 23 ans par Monaco Aide et Présence, le père Pedro poursuit son œuvre. Une ville de 25 000 habitants est née sur une décharge de Madagascar. Il y pousse aujourd'hui des fleurs

Il a été reçu par Brigitte Macron l'année dernière. Il sera aux côtés du président d'Argentine, son pays natal, ce mois-ci, où il va recevoir un titre de doctor honoris causa. Il était en audience avec le pape François et le prince Albert II, il y a quelques semaines, pour expliquer son combat…

Un combat né en 1970 dans les décharges de Madagascar. Le père Pedro avait 22 ans quand il est arrivé dans la capitale, Antananarivo. « C'est plus qu'un combat. C'est une mission impossible ! »

Mais l'impossible ne saurait faire oublier la misère des familles. La ville qu'il a construite pierre par pierre, pour que les plus miséreux aient une maison, un espoir, un avenir, aura trente ans l'année prochaine.

« Aider ceux qui n'ont rien »

« Nous avons bâti la ville des pauvres. C'est à nous de créer leur avenir. Nous sommes élus pour aider ceux qui n'ont rien. Le partage est une urgence, une nécessité. On doit le faire en respectant les gens du pays, la culture. »

Alors le père Pedro dessine les plans, tel un architecte. Les fondamentaux du bâtiment, il les a appris sur le terrain et auprès de son père contremaître. « J'ai fait une maison, puis deux, puis dix, puis cent. Ça a fait une ville : Akamasoa ! »

« La cité de l'espérance », comme il l'appelle...

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