La loi Asile et immigration disputée à Breil-sur-Roya

Première réunion publique, lundi, pour la députée Alexandra Valetta-Ardisson depuis qu'elle préside un groupe d'étude sur les conditions d'accueil des migrants. Echanges musclés à la clé

La députée de la 4e circonscription, Alexandra Valetta-Ardisson, priait (la salle) Sainte-Catherine pour que le débat ne s'envenime pas, lundi. Consciente que poser la question de l'accueil des migrants à Breil-sur-Roya, point névralgique, s'apparenterait davantage à un chemin de croix qu'à un salut. À deux jours de la présentation de la loi « Asile et immigration » en conseil des ministres - il se tient aujourd'hui -, qui plus est.

La réunion publique, introduite par le maire de Breil, André Ipert - pour qui il était important de « se dire ce que l'on a à se dire, en espérant que des éléments de discussion se retrouvent au niveau du projet de loi » - aura assurément échauffé les esprits. Résumé des pierres d'achoppement.

Légitimité de la loi

En terme de gestion des flux migratoires, la députée évoque volontiers un constat d'échec. « Les procédures appliquées ne répondent plus aux flux migratoires. C'est pourquoi le Président et le ministre de l'Intérieur ont décidé de partir sur un nouveau texte. » Mais dans la salle, on estime que cette future loi ne présente rien de nouveau. « Chaque président a eu droit à sa loi, proposant une maîtrise de l'immigration, souligne Me Oloumi. Mais à chaque...

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