J.-J. Raffaele: "On est là pour recevoir les coups de bâton"

Comme ses pairs, le maire de La Turbie est souvent excédé. Las d'encaisser des déconvenues qu'il peine à justifier à ses administrés. Coup de gueule de rentrée d'un élu malgré tout optimiste

Mi-rurale, mi-urbaine, mitoyenne de la Principauté. La Turbie n'a rien d'une commune déshéritée. Ses charmes préservés n'en restent pas moins menacés comme 35 000 autres municipalités égarées, depuis des années, face à un État empêtré dans sa volonté de fédéraliser.

Entêté, le maire Jean-Jacques Raffaele s'avoue parfois dépité mais toujours passionné. Déjà nostalgique du SIVOM (Syndicat intercommunal à vocation multiple) et du Département, l'élu prête allégeance à une Carf défendue comme le dernier modèle d'intercommunalité viable. Tellement, qu'il aimerait lui greffer la Communauté de communes du Pays des Pailllons. Agglomérer pour mieux résister à l'inéluctable désengagement de l'État. S'affranchir, en somme, d'un tuteur aux standards de moins en moins ajustés. « Nous avons 3 150 habitants et 660 résidences secondaires. D'après les méthodes de recensement (un habitant par résidence secondaire), nous sommes plus de 4 000 avec un financement à l'aide du personnel équivalent à celui d'une commune de 3 100 habitants. Nous sommes certainement les premiers à ne pas avoir d'aides alors que la commune n'est pas riche. » Un postulat sensé qui devrait rassembler nombre d'édiles ulcérés, le mois prochain, lors du 100e Congrès des maires et des présidents d'intercommunalité. Tous n'auront toutefois pas autant de trésors à faire valoir… Et ça, Jean-Jacques Raffaele le sait.

Une fronde de certains maires s’est levée cette semaine en opposition à la suppression partielle de la taxe d’habitation à horizon 2020. Et vous?
Il y a une grosse inquiétude parce que nous sommes en octobre, qu’on a un budget à préparer en fin d’année et toujours aucune circulaire à ce sujet....

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