« Notre président d'honneur est un chef d'État, notre prince souverain. Ça fait toute la différence », lance Laurent Puons, à droite sur la photo. Jean-François Ottonello

Festivals télé : la guerre n'aura (peut-être) pas lieu

Après Lille, qui présentait en juillet dernier son futur festival, c'est Cannes qui a dévoilé le sien cette semaine. Rien qui ne bouleverse Laurent Puons, à la tête du Festival de télévision de Monte-Carlo

Cette nouvelle concurrence, je l'aborde sereinement », lance d'entrée Laurent Puons, directeur général du Festival de télévision de Monte-Carlo, dans le petit salon de son bureau. D'autant plus sereinement que, d'après lui, Cannes « ne se présente pas comme un concurrent direct ».

Le monde de la petite lucarne n'est pas bien grand. Tout le monde se connaît. Il a donc eu tout le loisir de discuter avec l'organisation de Canneséries : « Je les ai rencontrés, et il y a une volonté de travailler en collaboration. Leur positionnement n'est pas le même. Leur festival est plus long, ils attribuent moins de récompenses et se concentrent sur les programmes à venir ; alors que nous, nous récompensons les programmes déjà installés. En travaillant en toute intelligence, il y a une possibilité de vivre en bons termes. Si tout le monde reste sur son positionnement, notamment au niveau des dates, il ne devrait pas y avoir de soucis. »

Dates à risques

Car la différence essentielle se situe là : Canneséries se...

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