Au premier abord, Bernard Werber et Romain Sardou incarnent deux visions de la littérature. À ceci près que l'un comme l'autre jonglent en permanence entre réel et imaginaire - un thème justement choisi par « Lecture en fête » cette année. Jean-François Ottonello

Être (imaginaire) ou ne pas être, telle est la question…

Les deux invités d'honneur de « Lecture en fête », organisé tout le long du week-end à Roquebrune, sur le thème de l'imaginaire, déclinent la notion à leur manière. Démonstration

L'ancien journaliste scientifique, dont on connaît surtout l'Œuvre littéraire depuis la sortie des Fourmis en 1991, envisage assez logiquement l'imaginaire à travers le prisme de la science. Même si la notion lui pose problème. « Il n'y a pas véritablement d'imaginaire. On ne peut imaginer ce que l'on n'a pas vu. Le monde des rêves nous permet seulement de tendre vers la connaissance de quelque chose que l'on n'a jamais expérimenté ».

Aussi l'imaginaire se confronte-t-il, selon Bernard Werber, à la limite des cinq sens. Aussi l'auteur s'attache-t-il, dans ses écrits, à « donner des détails réels ». Quand bien même le résultat pourrait paraître fantaisiste, sinon farfelu pour qui n'aurait pas été informé au préalable. Notamment dans son nouveau roman, Depuis l'au-delà.

« Je m'appuie sur des témoignages réels de médiums. Toutes les histoires...

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