Bertrand Rouzaud, Thomas Battaglione et Marie-Pierre Gramaglia (au centre) présentent les nouveautés en terme de tri à Monaco. Photo Audrey Corminboeuf

Comment la Société monégasque d'assainissement souhaite faire de la collecte des déchets une référence mondiale

Le gouvernement princier renouvelle sa confiance à la Société monégasque d'assainissement (SMA) pour 15 ans. Avec des changements à la clé

"C'est un projet ambitieux", prévient Thomas Battaglione, président délégué de la SMA. La Société monégasque d'assainissement souhaite, ni plus ni moins, faire de la collecte des déchets à Monaco une référence mondiale.

Elle a ainsi engagé trois axes de travail: les véhicules, le digital et les changements pour atteindre les objectifs de tri.

Moins de bruit

La SMA va se munir de mini-bennes électriques. Comme il n'existe pour l'instant pas de grosses bennes autonomes, les moteurs s'éteindront le temps de la collecte. "C'est une révolution par la technologie", assure Thomas Battaglione.

Et pour garantir encore moins de bruits aux riverains, les basculeurs et compacteurs de ces grosses bennes seront électriques.

Dans cette continuité du bien-être des résidents, la SMA entame une transition technologique dans ses systèmes. Le président délégué détaille : « Nos bennes seront pucées, de manière à connaître le poids des déchets. » Une manière d'ajuster la politique du tri des déchets en Principauté.

Fin du bac bleu

Le grand changement, c'est la fin des bacs bleus. Pour simplifier le tri, les bacs jaunes (emballages métalliques, boîtes et suremballages en carton, briques alimentaires, bouteilles et flacons en plastique) et bleus (papiers, journaux, magazines et prospectus) ne formeront plus qu'un seul et même bac jaune.

Enfin, pour sensibiliser les usagers au tri, Thomas Battaglione annonce: "Nous allons multiplier le nombre d'ambassadeurs du tri (un seul actuellement) et passer à quatre personnes responsables de faire le lien entre l'État et les résidents"