L’objectif de cette mesure ? Protéger les posidonies. Photo A.R.

Attention! Les règles de mouillage ont changé à Roquebrune-Cap-Martin

Depuis le 24 mai dernier, les règles de mouillage dans les baies de Cabbé et de Carnolès – à Roquebrune – ont changé.

Désormais, les grands bateaux ne peuvent plus jeter l’ancre jusqu’à l’isobathe (courbe de profondeur) des 30 mètres pour la zone à l’ouest du Cap-Martin, et celui des 20 mètres pour le secteur est. Afin de sauvegarder les posidonies.

Recommandation Natura 2000

Cette mesure donne en fait suite à un document d’objectif de Natura 2000 – le réseau européen qui rassemble des sites naturels et marins à préserver.

"Le souci, c’est que de tels textes ne proposent que des recommandations, souligne Pierre-Luc Lecompte. Cette interdiction est ainsi la première mesure appliquée. Mais elle n’est pas encore très respectée. Alors on fait de la communication avant de passer à une phase de sanction."

À compter du 1er septembre, il sera ainsi possible aux autorités de délivrer un PV sur la base du code du transport… et du code de l’environnement.

"Mais sur ce plan-là, c’est évidemment plus difficile d’établir des preuves. On fait valoir la position du bateau au-dessus d’un herbier bien connu. Et on leur fait remonter l’ancre pour voir s’il y a des posidonies dessus. Auquel cas on conclura qu’il y a détérioration."

Même si l’opération visait avant tout à faire connaître la nouvelle réglementation, un yacht a été exceptionnellement interpellé hier. Question de récidive.

"Vous êtes en infraction"

"C’est la deuxième fois en peu de temps qu’on se rencontre. Vous êtes en infraction. Je vous ai tout expliqué dans mon bureau il y a deux semaines…", apostrophe l’administrateur des Affaires maritimes. Avant de monter à bord du navire pour dresser une procédure. De leur demander de s’éloigner un peu plus des côtes. Et de relever leur ancre pour vérifier si dégât il y a eu. "Le capitaine m’a répondu qu’il connaissait le règlement mais que le proprio lui a demandé de mouiller ici parce que c’était mieux pour se baigner…"