En l’absence du président-fondateur de la Licra Monaco (en 2013), Eric Fissore, Ryadh Sallem a été reçu par le vice-président, Olivier El Missouri, le trésorier Charles Oula Siehe, et le responsable de la commission Sports, Rachid Boudni. Photo T.M.

PORTRAIT - Le champion paralympique Ryadh Sallem au soutien de la Licra Monaco

Champion paralympique, figure du monde associatif et membre du Comité Paris 2024, le président de la commission Sports de la Licra a été séduit par le dynamisme de l’antenne monégasque

"Je vais être honnête, je n’ai pas une belle histoire à la Walt Disney. J’ai passé vingt ans dans les centres et les hôpitaux, et les gamins agités comme moi, on les mettait au sport. Les gamins trop mous aussi (rires). Je n’ai pas rencontré quelqu’un, ou eu une révélation, mais le week-end je sortais de l’hôpital et je rencontrais l’autre, sans lequel tu ne peux pas te construire."

Né en 1970 en Tunisie, sans membres inférieurs et avec une seule main, qui plus est atrophiée, Ryadh Sallem aurait pu vivre une vie à la marge. Dans l’indifférence et la souffrance de cette malformation à mettre sur le compte d’un médicament, la Thalidomide. Ryadh aurait pu baisser les bras s’il n’avait pas lu, dans le regard de l’autre, qu’en France plus qu’ailleurs les hommes naissent encore – et toujours – libres et égaux en droit et donc, en rêves.

"quand je sors du sport, je suis un bisounours"

Le sport (natation, basket, rugby…) lui apportera équilibre et valeurs, jusqu’à lui donner des ailes. «Je suis un artiste raté et le sport m’a sauvé.C’était ma soupape et, aujourd’hui encore, quand je sors du sport je suis un bisounours, mais quand je suis en manque de sport je suis un ours.»

Devenu champion paralympique, figure associative (CAPSAAA Paris), entrepreneur (Séquences Clés Productions)… Ryadh Sallem est aussi, depuis peu, président de la commission Sports de la Ligue internationale contre le racisme et...

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