Caster Semenya, la coureuse sud-africaine. AFP

Une étude réalisée à Monaco va bousculer l'athlétisme mondial

Le sujet risque de faire jaser dans les vestiaires du stade Louis-II, vendredi soir. Surtout dans ceux des athlètes féminines.

Quelques jours avant le meeting d’athlétisme Herculis, un médecin de l’IM2S, l’Institut monégasque de médecine du sport, a signé une étude sur le thème très controversé des sportives produisant naturellement un excès de testostérone, l’hormone masculine.

Cette étude clinique et statistique établit un lien entre cette particularité hormonale et la performance.

"Oui, ces athlètes sont clairement avantagées. Un excès de testostérone chez elles, à un taux comparable à celui des hommes, leur permet d’accroître leurs performances de 2 à 3 %. C’est colossal. Les athlètes s’entraînent toute leur vie pour gagner ces 2 à 3 % d’amélioration de leurs performances…", souligne l'auteur de l'étude, le Dr Stéphane Bermon.

Conséquence de cette étude, les athlètes concernées pourraient être contraintes de subir un traitement diminuant leur taux de testostérone pour pouvoir participer aux compétitions.

Parmi les athlètes concernées par cette particularité hormonale, Caster Semenya. La Sud-Africaine, championne olympique du 800 m à Rio en 2016, s’alignera au départ de sa distance fétiche au stade Louis-II.


Plus d'infos ce vendredi dans Monaco-Matin et Nice-Matin Menton.