Le burn out, insidieux, touche de plus en plus de travailleurs. Photo Franz Chavaroche

Le burn out: réalité sociale, défi social

Le sujet est encore tabou. Méconnu. Confondu, souvent, avec d'autres pathologies comme la dépression. Mais, petit à petit, le syndrome d'épuisement professionnel s'invite dans le débat

Trois cent quinze cas reconnus - seulement - en 2015. Pourtant, il y aurait, par an, au moins 490 000 cas d'épuisement professionnel. Une menace qui pèse sur plus de 10 % de la population active en France. Alors, oui, le burn out est devenu une réalité sociale. Une maladie contemporaine, en progression chaque année.

Pourtant, le sujet est encore tabou. Méconnu, aussi.

Le burn out, c'est un mal qui consume de l'intérieur. Et qui brise, pour longtemps, celui qui est atteint. "Lorsque l'on a flirté avec le burn out, on met un an à s'en remettre. Lorsque l'on a eu un vrai burn out, on met 5 ans", assure Marielle Walicki, avocate en droit des affaires au barreau de Nice, spécialiste des entreprises, coauteur du livre "Les risques psychosociaux à l'hôpital : évaluer, prévenir, agir" et vice-présidente de "Stop burn out", l'association niçoise qui fait référence dans ce domaine.

"Le burn out touche toutes les catégories professionnelles, sociales. Du salarié au chef d'entreprise. Dans le commerce, l'industrie, l'artisanat, l'agriculture", ajoute-t-elle.

Avec un point commun dans la cause de la survenue de la maladie: "Contrairement aux idées reçues, le burn out survient en grande majorité chez des gens impliqués, perfectionnistes, qui aiment énormément ce qu'ils font".

Maladie professionnelle ? Pas...

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