Des lycéens motivés pour lutter contre la haine et le racisme Photo Michael Alesi

Des lycéens présentent à d'autres jeunes leur projet de "jardin de la paix" bientôt implanté à Menton

Ce mardi, des lycéens sont venus présenter à d'autres jeunes leur projet de réalisation d'un jardin de la paix, qui sera inauguré bientôt à Menton. Symbole de la lutte contre le racisme et l'antisémitisme

Il sera face à la mer, dans le parc du Pian. Le "Jardin de la paix" se construit doucement, pierre après pierre, dans le cœur et les actes d'adolescents, tous élèves du lycée Pierre-et-Marie-Curie.

À l'initiative de leur professeur d'anglais Florence Lagache, ces jeunes travaillent depuis deux ans sans relâche sur le projet de créer un "jardin de la paix pour lutter contre la haine, les préjugés, le racisme, l'antisémitisme et défendre les valeurs de la République".

Ce mardi, dans le cadre de la Semaine dédiée à l'éducation et aux actions de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, ils sont venus parler de leur projet à des élèves de première et de terminale, conviés à assister à la projection du film réalisé par Alexandre Arcady en 2014 "24 jours".

Un message fort de paix délivré par des jeunes à des jeunes pour "faire prendre conscience de l'impact des stéréotypes et des préjugés qui engendrent la haine".

Des essences propres aux trois religions

Pour le moment, le jardin est encore à l'état de plan esquissé sur du papier, mais les volontaires à sa concrétisation ont beaucoup travaillé en amont et en dehors des horaires de cours pour en faire un " jardin de la paix symbolique". "Nous sommes en attente de la décision de la Ville pour pouvoir le mettre en place", explique la professeur, qui espère qu'il pourra éclore avant la fin de l'année scolaire.

"Ce qui est acté néanmoins, c'est qu'il se situera en bas du Pian et regroupera les essences méditerranéennes propres aux trois religions monothéistes: la grenade, l'olivier, le cyprès… Les jeunes ont travaillé sur la symbolique des jardins."

Un citronnier ou un oranger viendra compléter cet herbier de la paix pour faire de Menton le témoin de cette belle action lycéenne, qui veut "construire une cohésion entre les communautés".

Lieu de repos et de méditation

Et au beau milieu de ces essences diverses et odorantes trônera une sculpture conçue par l'artiste roquebrunois Gérard Haton-Gauthier.

Une calade, comme on en trouve dans toutes les villes méditerranéennes, traversera cet écrin vert, tandis que des bancs seront installés.

L'objectif étant que les visiteurs et les badauds utilisent ce jardin pour se poser et méditer. Son nom pourrait bien être celui d'une femme illustre, mais il ne faudrait pas tout dévoiler…

Ce projet, qui est inscrit au conseil de vie lycéenne et au conseil de citoyenneté de l'Éducation nationale, prend donc petit à petit racine.

"S'il est un aboutissement pour les élèves, il est aussi le point de départ de quelque chose de beau, d'ouvert et généreux. L'échange, la réflexion et le partage sont le contraire de l'obscurantisme…"