Le jeune conducteur a fini sa course dans la fontaine de l'hôtel Fairmont. (illustration) Photo J-F. O

Un étudiant ivre plante sa voiture dans le célèbre virage du Grand Prix de Monaco

Un étudiant monégasque a été condamné à 8 jours de prison pour avoir conduit en état d'ivresse, feux éteints et finit sa course contre la fontaine de l’hôtel Fairmont!

Il n’est pas certains qu’il ait eu envie de se rafraîchir...

À l’audience du tribunal correctionnel, il est clairement apparu qu’entre boire ou conduire, ce jeune homme d’une vingtaine d’années n’a pas véritablement choisi.

Dans cette sorte d’égarement éthylique, au volant de sa Seat Ibiza, il n’a pas su négocier, le 9 juillet dernier vers 5h30, le fameux virage de l’avenue des Spélugues.

Quand les policiers, alertés, arrivent sur les lieux de l’accident, ils voient la voiture immobilisée dans la courbe et renversée sur le flanc droit. Elle a embouti quelques poteaux métalliques avant de percuter le bassin.

Aussitôt, les agents s’inquiètent pour la santé du conducteur. Plus de peur que de mal: dans l’habitacle le pilote s’en tire avec quelques contusions. Mais il est ivre avec un taux de 0,72mg par litre d’air expiré. "Qu’aviez-vous bu pour vous mettre dans pareil état? demande le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle. Vous aviez un visage pâle, des yeux brillants, une élocution bégayante et répétitive. La scène a été filmée et on vous voit arriver à une vitesse excessive dans le tournant, les phares éteints..."

"J’ai compris la leçon"

Le prévenu essaie de minimiser sa responsabilité: "J’ai eu le sentiment de dériver comme si j’avais roulé sur une flaque d’huile. Je retournais d’une soirée passée au Zelo’s où j’ai bu trois verres de vodka..."

Le magistrat interrompt le jeune étudiant. "L’enquête a démontré qu’il n’y avait aucun corps gras sur la chaussée. Rendez-vous compte s’il y avait eu des gens à cette heure-ci... Vous pensez qu’après avoir autant consommé vous pouviez prendre le volant?"

Mea culpa du prévenu: "Je reconnais que l’alcool a influencé mon comportement. J’ai compris mon erreur et la leçon... Je ne recommencerai plus ! J’ai contacté les responsables de l’hôtel et la direction de l’urbanisme afin de rembourser les frais..."

À son tour, le procureur Cyrielle Colle rappelle au prévenu: "Vous n’étiez absolument pas en état de conduire votre véhicule. Il est important qu’à l’issue de cette procédure vous compreniez qu’après avoir bu on ne peut plus être maître de soi."

Une peine de huit jours d’emprisonnement assortie du sursis et 45€ d’amende seront requis. Le tribunal suivra les réquisitions du ministère public.