Le tribunal a réclamé une expertise psychiatrique du prévenu. Photo Cyril Dodergny

Un Beausoleillois détenait un millier de fichiers pédopornographiques...

Le tribunal correctionnel de Monaco devait juger, mardi 8 mai, un jeune Beausoleillois pour la détention de 1.083 fichiers et 15 vidéos à caractère pédopornographique, entre le 4 août 2013 et le 6 octobre 2016. L'affaire a été renvoyée au 26 juin.

Les magistrats ont jugé bon de renvoyer l’affaire à une date ultérieure, afin d’avoir en mains toutes les pièces nécessaires au moment du procès.

Compte tenu de la nature des faits reprochés, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle a remarqué qu’il n’y avait aucune expertise psychiatrique jointe au dossier. Une lacune relayée par le premier substitut Olivier Zamphiroff. Et pour cause: cet examen apparaît particulièrement utile pour la manifestation de la vérité. Surtout pour la connaissance d’une éventuelle pathologie de ce Beausoleillois, âgé de 20 ans au moment des faits.

Une telle expertise permet également d’obtenir un meilleur éclairage sur la personnalité de ce prévenu passablement accro à la pédopornographie. Ou encore de connaître les véritables raisons de cette immersion volontaire dans l’univers sordide des images mettant en scène des enfants dans des situations dégradantes et violentes.

Après en avoir délibéré, le tribunal a estimé nécessaire cet avis médical en supplément et l’affaire a été reportée au mardi 26 juin.