Éloignement et hostilité alimentaient une désunion déjà aggravée par la jalousie. Photo Jean-François Ottonello

Relaxe pour le couple de sexagénaires qui s'accusait de violences réciproques sur fond d'adultère

Un couple de seniors belges qui évoquait ses blessures et violences devant le tribunal correctionnel de Monaco a été relaxé

Dans notre édition du mardi 20 mars, nous évoquions les tribulations d’un couple de seniors belges sur fond de divorce. Les conjoints avaient porté leur différend devant le tribunal correctionnel.

Si l’époux réfutait toutes violences envers sa femme ayant entraîné des blessures, l’épouse s’acharnait à faire monter l’addition des prestations déjà versées par son mari, en l’accusant de tous les maux possibles pour être plus humiliée encore.

Après 33 ans
de vie commune

Il faut reconnaître que cette nuit du 17 février 2017, la dispute a vite dégénéré en altercation, traumatismes et plaies morales. Et il faudra du temps pour en percevoir les cicatrisations.

Après trente-trois ans de vie commune, la séparation était inévitable pour les deux conjoints, à la fois prévenus et plaignants.

Une amante
à l'origine de l'empoignade 

À la barre. Madame, sexagénaire, regardait Monsieur, retraité et plus âgé, avec cet amour-propre blessé qui engendre la haine d’une personne trahie par une relation adultérine. L’aversion, le dégoût se lisait sur son visage.

Éloignement et hostilité alimentaient une désunion déjà aggravée par la jalousie après consultation de la page Facebook du mari. L’épouse, meurtrie par un échange de messages de son mari avec l’amante affichée en sa présence, était à l’origine de l’empoignade.

Des gestes de strangulation décrits

Gestes de strangulation et trébuchement étaient décrits avec une indicible et incroyable méchanceté. Le lendemain, elle déposait plainte après avoir consulté un médecin-légiste et entamé une procédure de divorce.

Qu’allait en déduire la justice? À l’issue du délibéré, le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle a fait part, mardi, de la décision des juges. Les deux prévenus ont été relaxés des faits de violence et Madame a été déboutée de sa demande d’un versement de 20.000 €.

orchestration
de la justice ?

Une somme qui avait d’ailleurs agacé ouvertement le conseil de Monsieur, Me Sarah Filippi, à l’audience. L’avocate se demandait si les 252000 € de pension alimentaire et l’expulsion du mari du domicile dont il est propriétaire en déposant une requête en divorce sur la base de violences conjugales ne suffisaient pas à l’épouse.

Il était indéniable pour la défense que cette femme voulait orchestrer la justice. Car les contusions ne correspondaient pas aux coups reçus, à la vérité. Me Christine Pasquier-Ciulla, pour la partie adverse, s’efforçait de mettre en exergue mépris, humiliation, détresse, lésions, harcèlement… afin de grappiller encore quelque argent. En vain…