«Ce sac était là depuis longtemps. Au moins deux ou trois jours. J'ai pensé qu'il était abandonné», s'est défendue la prévenue. Photo NM

La femme de ménage vole un sac à l'école

Ce n'est pas une affaire de vol à l'arraché. Mais le dérapage d'une femme de ménage de 48 ans.

Cette Portugaise de Beausoleil a reconnu avoir pris un sac dans les vestiaires de l'International School of Monaco, le 14 décembre dernier.

À l'époque, la prévenue travaillait pour le compte d'une société de nettoyage. Dans un premier temps, comme personne ne se dénonce, la victime porte plainte.

Mais l'établissement est truffé de caméras. Il a suffi aux inspecteurs de visionner les bandes pour confondre la voleuse.

"Elle le glisse dans un sachet poubelle"

"En fin de journée, relate le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, la vidéo montre une femme qui s'empare d'un sac posé au sol. Elle le prend et le place au-dessus du casier dans le rayonnage des vestiaires. Quelque temps plus tard, elle retire le sac de son emplacement et le glisse dans un sachet poubelle. Les enquêteurs arrivent à vous et vous reconnaissez les faits. Mais vous ne pensiez pas commettre un vol?"

La prévenue, sur un ton pleurard, regrette les conséquences de son geste. Mais elle affirme que "ce sac était là depuis longtemps. Au moins deux ou trois jours. J'ai pensé qu'il était abandonné…"

Le président dubitatif: "La victime assure l'avoir déposé le soir afin de le reprendre le lendemain matin dans un casier. Alors, pensiez-vous commettre un vol ou non?"

La réponse est positive! "D'ailleurs, j'ai été licenciée. Heureusement, comme je cumulais deux emplois, j'ai pu retrouver rapidement un travail… "

"Madame a eu deux heures pour réfléchir au vol"

Au début de ses réquisitions, le procureur Alexia Brianti se lance dans un petit calcul arithmétique élémentaire avec le timecode de la vidéo.

"Madame a eu deux heures pour réfléchir sur son vol! L'objet ne lui appartenait pas et elle a préféré s'en emparer au lieu d'avertir le responsable. Aujourd'hui, elle est honteuse et elle a trahi la confiance de son employeur. C'est peut-être une erreur de parcours. Mais il faut s'assurer qu'elle ne recommencera plus: huit jours avec sursis!"

Le tribunal transformera la peine de prison en 1.500 euros d'amende… toujours avec sursis.