Le Jimmy'z, à Monaco. Photo DR

Alcoolisé, il déclenche une rixe dans une discothèque

L'affaire concernée de violences devait conduire à la barre du tribunal correctionnel un Brésilien de 21 ans. Comme il réside à Paris, il n'a pu faire le déplacement. Mais il a donné procuration à son conseil, Me Richard Mullot, pour le représenter.

La Justice lui reproche d'avoir provoqué une bagarre sur la terrasse du "Jimmy'z", cette discothèque de l'avenue Princesse-Grace, le 1er octobre, et blessé au nez un jeune homme.

Quand le président Jérôme Fougeras Lavergnolle en vient aux faits, il rappelle d'emblée que le prévenu reconnaît avoir porté des coups de poings au visage du plaignant quand il s'est approché de la table. Le père du fautif l'a également frappé. Pourtant, ces personnages ne s'étaient jamais vus auparavant.

"Aucune caméra n'a filmé la scène, précise alors le magistrat. Mais un employé du service de sécurité a attesté de la nervosité du prévenu qui était alcoolisé!" La partie civile vient conforter la déclaration du vigile.

"Mon client n'a eu aucun geste pour provoquer la rixe, affirme l'avocat Clyde Billaud. Toutefois, trois coups de poings, dont un du père de la personne mise en cause, vont atteindre la victime conduite au CHPG. Il en a résulté une ITT de deux jours. Ce soir-là, le prévenu était tellement agressif et ivre que les policiers l'ont mis dans une cellule de dégrisement. Nous réclamons la somme de 2.000 euros."

Le procureur Alexia Brianti commencera son réquisitoire sur le ton de l'indignation: "Dans ce contexte d'alcoolisation et de violences, la réponse est largement disproportionnée, même si l'auteur des faits aurait été poussé. Le tribunal doit prendre en compte la gravité des gestes et prononcer une sanction sévère." Quinze jours d'emprisonnement assortis du sursis seront requis.

Ce genre de comportement de petits coqs est courant pour Me Richard Mullot. "Ce sont deux garçons de bonne famille. Mais à force de s'approcher trop près de la table à plusieurs reprises, le jeune Brésilien demande au plaignant de circuler… Puis il réagit par deux coups. Mon client a voulu désamorcer l'histoire! On vous instrumentalise: le père a essayé de retenir son fils qui s'est excusé et qui a envoyé des textos à la victime qui ne répond pas. Tout le monde a exagéré. Quinze jours avec sursis c'est disproportionné! Concernant les demandes de la partie civile, j'aurais préféré l'euro symbolique."

Le tribunal préférera prononcer une peine d'amende de 2.000 euros et il allouera 1.000 euros à la victime.