Affaire Rybolovlev: Yves Bouvier revient à la charge à Monaco

Le marchand d'art suisse a déposé une plainte pour corruption, recel, trafic d'influence, faux criminel et blanchiment. L'enjeu principal : devenir acteur de l'enquête

Afin d'appuyer sur son statut de victime présumée d'un potentiel trafic d'influence associant le clan Rybolovlev à quelques membres des autorités judiciaires monégasques, Yves Bouvier a déposé une nouvelle plainte, ce lundi.

Par l'intermédiaire de son avocat, Me Frank Michel, le marchand d'art suisse a déposé plainte pour corruption, recel, trafic d’influence faux criminel et blanchiment.

Plusieurs intérêts

Une plainte de plus sur le bureau du juge d'instruction d’Edouard Levrault dans cette tentaculaire "affaire Rybolovlev".

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La plainte poursuit plusieurs intérêts selon Me Frank Michel. Etre reconnu comme victime Le premier: reconnaître "sur le plan procédural" le statut de victime d’’Yves Bouvier en cas de trafic d'influence avéré.

Le second: avoir un accès aux investigations en cours en la matière.

Une requalification criminelle

Enfin: «Agir sur la qualification pénale».

«Viser la corruption permet d’avoir des investigations différentes. C’est une infraction plus grave qui permet, notamment, de s’intéresser au fait qu’il y ait pu avoir des contreparties financières. Quant au faux criminel, qui résulte de procès-verbaux de police que nous ne jugeons pas fidèles, il entraîne une criminalisation de la procédure.»

Un changement de règles et, donc, une compétence du tribunal criminel selon le conseil monégasque d'Yves Bouvier. Une plainte qui fait écho, dans sa philosophie, à la dernière en date de Tania Rappo, déposée vendredi dernier à Monaco pour corruption, trafic d’influence et violation du secret de l’instruction.

L'objectif étant, sur le fond, le même : s'immiscer un peu plus dans l'enquête.