Le prince Albert II de Monaco. Photo Eric Mathon/Palais Princier

Affaire Rybolovlev: pour Albert II, "le devenir de l’Etat de la principauté n’est pas en péril"

Dans un entretien exclusif, le souverain réaffirme sa confiance dans les institutions, rejette le terme de "MonacoGate" et promet "qu'aucun manquement ne sera toléré" dans l'affaire Rybolovlev.

Sa parole était attendue et le prince Albert II a choisi ce lundi 2 octobre, jour de rentrée solennelle des Cours et Tribunaux monégasques, pour s'exprimer sur une affaire Rybolovlev qu'il juge "complexe".

Après avoir souhaité une année judiciaire "plus apaisée et sereine" aux magistrats, le souverain a pris le temps, de retour au Palais, de rappeler sa "totale confiance" dans les institutions monégasques et d'assurer qu'il suivrait de près l'évolution d'une affaire qu'il refuse fermement d'assimiler à un "MonacoGate".

Ces dernières semaines ont été émaillées par de nombreuses révélations dans l’affaire Rybolovlev, avec un écho international et des amalgames. Les errements ou les fautes de certains portant le discrédit sur deux institutions, la justice et la police. Quel message voudriez-vous adresser à ces deux institutions?
Tout d’abord, je suis heureux que vous employiez le terme d’affaire "Rybolovlev" parce que le terme "MonacoGate" est très largement exagéré. Ensuite, j’affirme mon attachement sans faille à l’État de droit dont l’institution judiciaire est l’un des piliers pour tout Etat de droit et c’est aussi vrai à Monaco. Notre institution judiciaire est aujourd’hui mise en cause dans le cadre de cette affaire complexe et il est de mon devoir de défendre cette institution face à tous ceux qui la fragilisent. Que ce soit par leurs accusations infondées, par leurs actes, leurs...

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