« Il le dit lui-même : il a fait n'importe quoi », avance le procureur Alexia Brianti. Photo MM

A-t-il intimidé son ex-compagne handicapée avec un couteau?

Une affaire traumatisante était évoquée devant le tribunal correctionnel. L'histoire fait référence au conflit entre deux personnes handicapées. Un couple de sourds-muets qui avait mis fin à leur relation sentimentale. Pour des faits requalifiés en violences légères, le tribunal a condamné le prévenu à cinq jours de prison avec sursis et 2.000 euros à verser à la partie civile.

Pour avoir un aperçu compréhensible des faits, les juges s'étaient rapprochés d'une interprète en langue des signes.

Si l'utilisation intentionnelle de la force physique par le jeune homme, afin de soustraire le téléphone portable de sa victime, n'était pas véritablement démontrée, celle du pouvoir de terroriser son ex-compagne tenait d'un comportement masculin indigne.

À l'audience, le prévenu, absent, est représenté par son conseil. Visiblement, dans ses déclarations, reprises par le président Jérôme Fougeras-Lavergnolle, il souffre de cet éloignement sensuel. Rancœur et affront...

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