Elle transportait transportait "une drogue dure dérivée de la méthamphétamine, connue sous le nom d’ecstasy", selon le procureur. DR

A Monaco, l’escort-girl trimbalait sur la place du Casino de l’ecstasy dans son sac

Une Brésilienne d’une quarantaine d’années, interpellée le 10 août dernier avec 0,62 g de MDMA dans ses affaires, a comparu hier matin devant le tribunal correctionnel. Cette nuit estivale, vers 1 heure, l’escort-girl cheminait vers le "Buddha-Bar" de la place du Casino quand elle était contrôlée par des policiers en patrouille.

Au cours d’une fouille suivie d’une palpation, les agents ne tardaient pas à trouver dans son sac à main un petit sachet en plastique contenant de la poudre blanche. Au cours de sa garde à vue dans les locaux de la rue Suffren-Reymond, la femme blonde, domiciliée à Beausoleil, ne se souvenait plus d’avoir conservé cette drogue de synthèse dans son réticule.

À l’audience, interrogée par le président Jérôme Fougeras Lavergnolle, la prévenue, sur un ton aimable et aux manières compassées, a reconnu les faits.

"Ce devait être quelques jours auparavant. Le produit m’avait été donné lors d’une soirée à Saint-Tropez par un client. Je n’avais pas osé lui refuser… Depuis, j’ai toujours gardé cette drogue sans me souvenir que je l’avais glissée dans mon sac. C’est un simple oubli… Pour ma part, je suis une consommatrice très occasionnelle!"

"Il n’y a rien d’exceptionnel"

L’initiative des services de police, en cette période de flux important de vacanciers pour surveiller les établissements de nuit, surtout pour traquer dealers et consommateurs de stupéfiants, revêt une grande importance pour le procureur Cyrielle Colle. "Cette personne importait et transportait une drogue dure dérivée de la méthamphétamine, connue sous le nom d’ecstasy. Envoyez-lui un message clair pour qu’elle comprenne de ne plus recommencer: huit jours avec sursis."

La défense estime cependant qu’il faut tenir compte de la profession d’escort-girl de la prévenue.

"On demande souvent à ma cliente, rappelle Me Benjamin Cohen, du Barreau de Nice, de participer à des fêtes où elle peut recevoir, et il n’y a rien d’exceptionnel, ce genre de marchandise dont elle n’avait plus fait cas. Je demande à votre tribunal d’avoir une peine parfaitement adaptée pour cette mère de famille."

Le tribunal sanctionnera l’auteur de l’infraction par une peine de 2.000 euros d’amende.