Leonardo Jardim. AFP

Pour Leonardo Jardim (AS Monaco), son équipe doit "retrouver du rythme"

Moins de 24 heures après le nul de Leipzig (1-1), Leonardo Jardim s'est déjà projeté sur la réception de Strasbourg, samedi (17 heures) tout en revenant sur l'état physique de ses troupes.

Coach, vous voilà rassuré après la défaite de Nice?
(Rires). Vous me connaissez, je n'ai pas l'habitude d'être touché moralement en fonction des résultats, qu'ils soient bons ou mauvais. Je ne crois qu'au travail. Évidemment, une rencontre de Ligue des champions se joue à un autre rythme, avec une autre intensité.

Leipzig est une équipe qui a terminé devant Dortmund, Leverkusen, ce n'est pas rien. C'est un bon point. Il faut passer à autre chose. On voulait surtout rester équilibré, en bloc. En fin de match, j'ai voulu mettre plus d'agressivité offensive, pourtant, Leipzig se procure ses deux meilleures occasions à ce moment-là, comme quoi. On avait très bien étudié Leipzig, c'est une équipe avec une transition très rapide. On a aussi évolué en fonction de l'état de forme de nos joueurs.

Peut-on s'attendre à une rotation au sein de votre effectif contre Strasbourg?
Je dois faire attention et penser à l'équipe. Strasbourg arrive très vite, il ne faut pas prendre de risques. Le dimanche est sans doute chargé en France, il n'y avait pas de place pour nous alors on joue samedi (rires).

Youri Tielemans titulaire, c'est rare, pourquoi?
On évoluait dans un schéma à deux milieux donc il fallait faire un choix. Avec une option à trois milieux, c'était plus facile de le faire rentrer. Je suis convaincu qu'il va progresser. Notre schéma à trois était approprié pour ce match.

Il n'y a pas de stratégie particulière avec les recrues, on achète des joueurs à fort potentiel, qui ont besoin de temps pour s'intégrer dans notre collectif. Ils doivent comprendre les idées collectives de l'équipe, la dynamique, notre philosophie. Il ne faut pas les lancer trop vite, leur donner confiance petit à petit. L'important c'est que les joueurs récemment arrivés soient performants dès qu'ils jouent.

On parle beaucoup du PSG, l'objectif est-il toujours de lutter pour le titre? On n'a pas changé de projet, notre objectif sportif n'a pas évolué. Mais il faut arrêter de comparer l'équipe de cette année avec celle de l'an dernier, ni avec celle de 2015, etc. Chaque équipe a son histoire. Des choses changent tous les ans, cela ne sert donc à rien de toujours regarder en arrière.

Pour en revenir à vos recrues, Baldé, Jovetic et Ghezzal sont arrivés tardivement, peuvent-ils débuter en Ligue 1?
Il y a un paramètre physique à prendre en compte, ils sont arrivés tard, on ne s'entraîne pas pareil tout seul que dans un collectif. Notre objectif, c'est de les remettre petit à petit dans le rythme pour qu'ils puissent, d'ici un mois, faire 90 minutes pleines sans risque.

Des trois, Jovetic est sans doute le plus en avance physiquement. Ghezzal s'est préparé dans son coin, seul, pendant deux mois. Il faut retrouver du rythme.

Que vous inspire Strasbourg?
C'est un club qui revient de très loin, qui dégage beaucoup de passion. C'est une équipe qui met beaucoup d'intensité dans le jeu. On est chez nous, on va tout faire pour l'emporter malgré la fatigue. On aura des petits soucis physiques toute la saison après un match de Coupe d'Europe car on sera surtout dans la récupération.