Wajdi Sassi, qui a déposé plainte le 12 juillet dernier, retrace les événements dans le bureau de son avocat Me Jawed Dani. Patrice Lapoirie

Victime d'un tir accidentel du GIGN, il réclame justice

Wajdi Sassi, 35 ans, a reçu une balle dans le pied lors d'une intervention du GIGN à Grasse le 4 juin dernier. Sans papiers, sans ressources et menacé d'expulsion, il souhaite obtenir justice

Il était 6 heures du matin. Je dormais quand j'ai entendu du bruit. J'ai été traîné par les pieds, sorti du lit par terre et menotté au sol. Je n'ai pas bougé. On m'a appuyé avec les genoux dans le dos. Puis il y a eu une détonation. »

Et la douleur, fulgurante, dans son pied. « J'ai vu du sang. Je n'ai rien compris. J'ai eu très mal mais aussi très peur », raconte Wajdi Sassi dans le bureau de son avocat Me Jawed Dani.

Cet homme de 35 ans, de nationalité tunisienne, arrivé en France en 2007 de manière irrégulière, multiplie depuis les petits boulots entre la France et l'Italie. Pour manger. Pour survivre. « Je ramasse les olives, je fais un peu de jardinage aussi. »

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