David, Paula et Matthew veulent continuer à vivre normalement. Photo SA

"On ne peut pas laisser gagner les terroristes", le message d'espoir des Anglais présents à Monaco pour le Grand Prix après l'attentat de Manchester

Deux jours après l'attentat de Manchester, la vie continue pour les Anglais qui vivent ou séjournent sur la Côte d'Azur.

Mardi, au petit matin, Paula Drewry, de Bury St Edmunds en Angleterre, achète sur internet ses tickets pour le Grand Prix. Elle n'a pas encore eu vent de l'attentat de la veille. Son fils, Matthew, lui annonce la terrible nouvelle au téléphone, quelques minutes plus tard. Cette famille passe actuellement une semaine de vacances. Elle refuse de laisser ce drame gâcher leur séjour.

"Malheureusement, il y a un risque partout, n'est-ce pas ? dit David Drewry, le père. Il faut bien espérer que rien ne se produise."

Avec un dispositif de sécurité renforcé à l'occasion du Grand Prix, le gouvernement princier a mis en place des mesures de dernière minute suite à l'attaque de lundi (lire ci-dessus).

"Je me suis toujours sentie en sécurité à Monaco, confie Sarah Lycett, une animatrice radio originaire de Londres, qui vit à Monaco depuis 1994. On peut voir que toutes les dispositions sont prises, dans la mesure du possible, face au terrorisme tel qu'on le connaît aujourd'hui."

"Les gens ne veulent que ça change leur vie"

Au lendemain de l'attentat de Manchester, le groupe écossais Simple Minds s'est produit dans la ville meurtrie. L'équipe de Manchester United a joué (et gagné) la finale de l'Europa League mercredi soir à Stockholm.

Un exemple à suivre selon Sarah Lycett : "A chaque événement comme celui de Manchester, il y a une réaction très forte ; les gens ne veulent pas que ça leur change la vie. On ne peut pas les laisser gagner !"

À leur arrivée lundi matin, les Drewry ont marché le long de la Promenade des Anglais, où ils ont remarqué la présence renforcée de militaires et la construction de bornes de protection. "Si on a peur de sortir de chez soi, on les laisse gagner, dit David Drewry, deux jours avant le Grand Prix, sirotant un café avec sa famille sur le port de Monaco. La vie continue, n'est-ce pas ?"