Massés d'abord devant l'enseigne, élèves, parents d'élèves et personnels ont ensuite été confinés dans le magasin Décathlon. D. E.

On a eu tellement peur, vous ne pouvez pas imaginer

Il est 13 h 15.

Il est 13 h 15. Une foule de plus d'une centaine de personnes a envahi le parking du magasin Décathlon à Grasse. C'est ici, à quelques centaines de mètres de l'établissement où la fusillade vient d'éclater qu'ils ont été regroupés par les sapeurs-pompiers. Des grappes de lycéens échangent entre eux. Du personnel de cantine de l'établissement aussi. Ils ont l'air hagard de ceux qui commencent, petit à petit, à réaliser ce qu'il s'est passé. Ce à quoi ils ont réchappé. « On a eu tellement peur, vous pouvez pas imaginer », raconte une jeune fille à un parent qu'elle serre dans ses bras. Les téléphones sonnent dans tous les coins. Ils sont si sollicités que le réseau est mauvais. Les versions divergent, il y a ceux qui ont vu le tireur (ou les tireurs), ceux qui ont vu la...

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