Le blessé sur son lit d'hôpital avec son avocat, Me Jacques Salvaterra. Franck Fernandes

Je ne pensais pas qu'il allait me tirer dessus

Sébastien F., le berger grièvement blessé par balles à Roubion le 23 juin, peut quitter l'hôpital Pasteur. Il raconte comment un navrant différend avec un restaurateur a failli lui coûter la vie

« J'ai sept trous. Trois dans l'abdomen, trois sur le côté, et un au dos. Le plus grave, c'était dans l'intestin… » Les bras engourdis, Sébastien désigne tour à tour son ventre et son flanc. « C'était de la chevrotine. Un fusil de chasse ou un fusil sportif, avec canon superposé. Cette image, je m'en rappellerai… »

Sébastien F. revient de loin. Ce jeune berger originaire des Ardennes mène une vie nomade, avec le haut Var pour port d'attache. Depuis le 23 juin, il séjournait à Nice. à l'hôpital Pasteur 2. Il y est arrivé dans un état critique. à présent, Sébastien F. peut quitter l'hôpital. À petits pas. « J'arrive à poser le pied. Mais le moindre pas me met KO ! »

Salarié d'un groupement pastoral, Sébastien F. avait retrouvé Roubion avec son troupeau le 14 juin. Il devait y rester toute la saison, comme les précédentes. « Ce samedi soir, comme il y avait beaucoup de brouillard, j'ai parqué les bêtes un peu plus tôt, vers 18...

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