Sur le pont du Song of the Whale hier midi, Marie-Pierre Gramaglia conseiller de gouvernement-ministre pour l’Équipement, l’Urbanisme et l’Environnement et Bernard Fautrier, vice-président de la Fondation Prince Albert II ont découvert les grandes lignes du projet. Photo Michael Alési/Dir.Com.

Un voilier pour repérer le chant des baleines et recenser les cétacés de Méditerranée

Les équipes d’ACCOBAMS lancent cette initiative pour mieux appréhender et engager des mesures de conservation de cette faune marine qui représente 10 % de la biodiversité mondiale

C’est une campagne inédite. Démarrée fin juin et lancée pour l’été avec un objectif affiché: effectuer un recensement des cétacés en Méditerranée. Nom de code de l’opération: ACCOBAMS Survey Initiative.

"C’est un projet innovant qui se fait pour la première fois, ce qui en fait un vrai défi", commente Florence Descroix-Comanducci, secrétaire exécutif d’ACCOBAMS. Pour les néophytes ACCOBAMS est l’acronyme donné à une organisation intergouvernementale qui met en musique un accord sur la conservation des cétacés de la Mer Noire, de la Méditerranée et de la zone Atlantique adjacente.

Une armée d'observateurs

La finalité de ce projet lancé est d’améliorer les mesures de conservation de ces espèces en Méditerranée.

L’opération s’effectue avec une armée d’une centaine d’observateurs, huit avions et cinq bateaux. Dont le Song of the whale, un voilier amarré hier devant le Yacht-club qui présente la spécificité d’être doté d‘un système acoustique pour repérer et comptabiliser les grands plongeurs. "Pour cette opération nous avons découpé la Méditerranée en blocs pour mener des actions simultanées sur un secteur et être certain de ne pas compter deux fois le même animal", continue Florence Descroix-Comanducci.

Créer une référence

La mission a pour but de créer une ligne de base de l’état de conservation des baleines et dauphins en Méditerranée. Car si cette mer ne représente qu’1 % des océans à la surface de la planète, elle contient 10 % de la biodiversité. Une biodiversité référencée comme en danger. D’où l’importance de cette ligne de base qui servira de référence.

"En parallèle, ACCOBAMS a financé, développé la stratégie et renforcé les capacités des scientifiques du bassin méditerranéen pour qu’ils soient aptes à réaliser par la suite des évaluations dans leurs pays et qu’un protocole uniformisé soit commun à tous les chercheurs sur ces questions".

Les premiers résultats de cette étude doivent être connus en fin d’année. Et la modélisation de ces recherches devrait donner lieu, fin 2019, à des mesures de conservation.