Image d'illustration d'un champ de grandes nacres. Photo DR

Pourquoi des plongeurs recensent les grandes nacres en baie de Monaco

L’accord Ramoge, qui réunit la France, Monaco et l’Italie, n’a qu’une seule ambition: prévenir et lutter contre la pollution du milieu marin dans la zone concernée, qui s’étend de Marseille à la Ligurie. Recenser les grandes nacres fait partie des actions menées.

Afin d’encourager le public à aider les scientifiques à mieux connaître certaines espèces protégées, le Club d’exploration sous-marine de Monaco (CESMM) et la Direction de l’Environnement ont réuni leurs efforts, dimanche 5 août, pour recenser les grandes nacres (Pinna nobilis).

Ce grand coquillage bivalve de Méditerranée vit le plus souvent dans l’herbier de posidonie. Vulnérable aux ancrages et aux engins de pêche de fond, il fait partie des espèces menacées.

Une quinzaine de membres du club de plongée ont ainsi participé à cette opération qui a consisté à quantifier et décrire l’état de ces grandes nacres.

La Direction de l’Environnement, qui encadrait l’événement, a choisi d’explorer la zone située sous la falaise du rocher, entre le Musée océanographique et l’entrée du port de Fontvieille, afin d’acquérir des données utiles sur l’état des populations de bivalves. À cette occasion, les plongeurs étaient munis d’une ardoise et d’un tableau afin de noter, au gré de leurs observations, les informations utiles.

Le bilan de la mission est encourageant: 199 individus en bonne santé ont pu être identifiés sur la zone prospectée. En effet, la présence de ces espèces protégées comme le corb, le mérou, la patelle ferrugineuse ou la pinna nobilis, constitue un indicateur du bon état écologique du milieu.

Une analyse plus fine sera établie par la Direction de l’Environnement.