Rémi Camus, samedi 1er septembre sur la plage de Bandol. Photo Patrick Blanchard

Cet homme nage 10 heures par jour pour aller jusqu'à Monaco et on vous explique pourquoi

C’est sous une salve d’applaudissements que Rémi Camus a posé, ce samedi 1er septembre à 15h45, les pieds sur le sable de la plage principale de Bandol. Il doit franchir l’ultime bouée d’arrivée le 16 septembre à Monaco.

Au terme d’une étape de 24km de nage en mer, le nageur de l’extrême, parti le matin même du port de Cassis à 8h, s’est d’abord simplement assis face à la mer et à longuement soufflé en s’aspergeant le visage et les yeux d’eau fraîche.

Il a appris à nager en 2013!

Une arrivée ritualisée, semblable aux dizaines d’autres pour l'homme en combinaison qui enchaîne les dix heures de nage tous les jours, et bouclait ainsi avec succès la 79e étape de son tour de France.

Parti de Dunkerque (Hauts-de-France) le 1er juin, il a déjà parcouru environ 2.200 km et doit franchir l’ultime bouée d’arrivée le 16 septembre à Monaco.

Pour l’accueillir, une vingtaine d’estivants, avec le président de la Société nationale de sauvetage en mer de Bandol Jean-Luc Cercio et des élus ont attendu que le nageur, fourbu, se remettre de ses émotions.

"Vous avez la possibilité de changer les choses!"

A 16h05, Rémi Camu, souriant, a lancé un chaleureux "bonjour" à tous. "Merci d’être là et de servir la cause, il y en a grand besoin!"

Sans attendre, il a confié: "J’ai croisé beaucoup de macros plastiques... Avec 10kg de déchets plastiques versés en mer chaque seconde en France, l’enjeu est européen et mondial. Saviez-vous que l'un des principaux déchets qui se retrouve en mer, c’est la gomme du pneu des voitures?"

Et de mobiliser: "Vous avez la possibilité de changer les choses! Ramassez trois déchets chacun et mettez-les à la poubelle!" Rémi Camu, qui a appris à nager en 2013, n’est pas prêt de lâcher le morceau.

Ainsi, il devrait prochainement entamer une tournée des écoles des villes étape de son tour de France à la nage. Alerter et éduquer.