Valerio Zamboni peut compter sur un soutien sans faille de sa famille et de ses amis lors de ses déplacements, quel que soit l’endroit. Photo DR

Ce Monégasque créé l'exploit en franchissant la ligne d'arrivée de la plus longue course d'endurance du monde aux Etats-Unis

En juin dernier, ce Monégasque d’adoption a franchi la ligne d’arrivée d’une des plus grandes et difficiles courses d’endurance du monde. Retour sur un périple de douze jours aux USA

Le sexagénaire ne connaît pas le poids des années. Bien au contraire. Que ce soit dans les jambes ou dans la tête, Valerio Zamboni a de l’énergie et du mental à revendre.

En juin dernier, cet entrepreneur italien spécialisé dans le domaine de l’aviation privée en Principauté a franchi la ligne d’arrivée de sa 8e Race Across America (RAAM), après douze jours de course dans des conditions extrêmes.

Sur le vélo jour et nuit

Le Monégasque d’adoption pratique l’ultracyclisme depuis de nombreuses années, malgré les soucis physiques qu’il a pu avoir dans le passé.

La RAAM est l’une des épreuves emblématiques de la discipline. Elle se classe parmi les plus longues courses d’endurance du monde.

D’Oceanside en Californie à Annapolis dans le Maryland, les coureurs ont douze jours pour parcourir 4800 km et traverser douze États.

Depuis sa création il y a 36 ans, les participants se déplacent d’Ouest en Est, traversant trois grandes chaînes de montagnes (Sierra, Rocky et Appalachian), ainsi que quatre des plus grandes rivières d’Amérique (Colorado, Mississippi, Missouri et Ohio), sans oublier les Grandes Plaines.

L’an passé, Valerio Zamboni avait été contraint d’abandonner.

"Je m’endormais sur le vélo. J’étais à bout de force et tellement fatigué. J’avais même des hallucinations. Je voyais des gens au bord de la route, alors qu’il n’y avait personne!", raconte-t-il avant de préciser que "les participants ne dorment pas plus de trois heures par nuit. Moi-même je ne dormais que 50 minutes. On roule tout le temps, la nuit comme le jour."

Et ce, quelles que soient les conditions climatiques. "Dans le désert en Arizona, il faisait jusqu’à 49 degrés. Et puis il y a l’altitude également, le vent, l’humidité. Il faut s’accrocher."

60 % d’abandon

Au deuxième jour de la compétition, seuls ou à plusieurs selon les catégories, beaucoup avaient déjà abandonné.

Pour sa part, c’est seul que Valerio Zamboni a décidé de la réaliser. Sur les 34 participants de sa catégorie, seulement 12 ont terminé la course.

"Vers la fin, tout se passe dans la tête et non dans les jambes", explique Valerio Zamboni, qui est aussi quintuple champion du monde d’ultracyclisme.

Loin d’être rassasié, il s’élancera le 26 août prochain pour la Race Around Ireland.

Une course qu’il connaît bien. Cette fois, il devra parcourir 2150 km en cinq jours et demi. Encore un défi de taille pour celui qui n’a "aucune limite".