Gregory Porter, Robyn McKelle, Selah Sue, Boy George... Le Monte-Carlo Jazz Festival se dévoile

Cette année, la 13e édition s'étendra sur plusieurs week-ends d'automne pour capitaliser sur la venue d'artistes plus nombreux. Avec un répertoire large et quelques incursions vers la pop

Il en plaisante. "C'est la saison de porter des tongs, mais mettez vos parkas". Avec un peu d'avance sur ses habitudes, Jean-René Palacio, le directeur artistique de la SBM, a choisi de dévoiler en ce début d'été la programmation de la treizième édition du Monte-Carlo Jazz Festival.

Un festival - toujours domiciliée à la Salle Garnier - qui demeure ancré dans l'automne monégasque et qui, comme l'an passé, s'étendra davantage sur le calendrier entre novembre et décembre pour multiplier l'animation pendant les week-ends, "et nous permettre aussi, sur une période plus large, d'avoir les meilleurs artistes possibles", poursuit Jean-René Palacio.

Gregory Porter pour ouvrir

Avec en prélude, une Nuit du Blues le 27 octobre à la Salle des Étoiles comme trait d'union avec les concerts d'été, le festival s'ouvrira avec un habitué le 13 novembre, Gregory Porter, éblouissant déjà sur la scène de Garnier il y a trois ans.

Cette première soirée, l'affiche sera partagée avec l'Américaine Robin McKelle « pour une soirée placée sous le signe de la voix, avec ces deux timbres de la musique jazz ».

Le lendemain, une autre voix de la blue note, Bobby McFerrin auteur du légendaire Don't Worry, Be Happy, ravira les amateurs. Sa première partie sera assurée par la chanteuse sud-coréenne Youn Sun Nah.

Le 18 novembre ensuite, c'est le pianiste russe Denis Matsuev qui sera l'invité du festival pour s'attaquer à des standards du jazz.

Parmi les soirées événements du festival, le 23 novembre sera la nuit de célébration des 130 ans de la relation de Monaco et La Nouvelle-Orléans, ville natale de la princesse Alice. « Plutot que d'inviter des artistes de New Orleans, nous avons choisi de donner une carte blanche à Sanseverino qui réinterpréta la musique de cette région », continue Jean-René Palacio.

Avant Sanseverino et son big band, le british Hugh Coltman se chargera d'accueillir le public.

Le lendemain, l'accordéoniste qui joue pieds nus Vincent Peirani puis le Keystone Big Band Djangology évoquera la mémoire et la musique de Django Reinhardt.

Autre légende, le 28 novembre, le résident monégasque - « qui se fait de plus en plus rare » - John McLaughlin et son groupe Mahavishnu. Une soirée qui promet de faire date à Garnier.

Selah Sue et Marcus Miller en clôture

Le 29 novembre, un virtuose du rythme avec sa batterie, prendra possession de Garnier. Ce sera Manu Katché avec en lever de rideau, Electro Deluxe, nouvelle vague du jazz tricolore.

Le lendemain, virage plus pop, en ce 30 novembre, avec Benjamin Biolay et Melvil Poupaud. Le chanteur et le comédien partagent la scène pour une aventure musicale à quatre mains. Avec pour prélude ce soir-là, la voix de la Française Cyrille Aimée, qui fait carrière aux États-Unis.

Alerte légende - à nouveau - le 1er décembre. Boy George et le Culture Club se reforment pour une soirée hors des sentiers du jazz. Surprenant ? « La musique jazz est une musique ouverte et large », glisse le programmateur pour justifier ce choix. Un come-back monégasque pour Boy George qui fut il y a quelques années le DJ surprise d'un gala de la Croix Rouge monégasque.

Dernier rendez-vous du festival, le 2 décembre, l'accord parfait entre Selah Sue et Marcus Miller, qui se sont rencontrés à Monaco en marge du festival il y a quelques années et qui uniront leurs talents pour une soirée de Noël avant l'heure.